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NBO sur le périphérique

Madame la Maire ;
Mes cher.e.s collègues,

La délibération qui nous est soumise fait le point sur la mise en œuvre des recommandations de la Mission d’Information et d’Évaluation que Laurence Goldgrab et Eric Azière ont conduit.

La mise en place rapide d’une concertation avec nos voisins, les communes et les départements qui nous entourent était un préalable au nécessaire changement que cette autoroute urbaine doit connaître dans les prochaines années.
L’accord qui semble se faire jour sur le diagnostic et les pistes de transformations sont une bonne nouvelle. Cela montre que tel est le bon chemin.

Nous ne pouvons pas imposer nos solutions, sans écouter les élu.e.s de banlieue.

Cette prise de conscience que cet axe doit être profondément changé est la démonstration d’une volonté commune de s’attaquer aux sources de pollutions.

Nous devons avancer pas à pas mais en gardant le cap de réduire la circulation et d’aller vers une circulation apaisée et propre sur cet axe essentiel pour notre métropole.

Nous avons fixés des dates repères : A l’horizon 2024 d’aller vers un apaisement du trafic en réduisant la vitesse, en favorisant le détournement du trafic et en créant une voie dédiée aux transports en commun, aux véhicules propres et au co-voiturage. La création d’une voie dédiée pour les Jeux Olympiques et paralympiques devrait être un accélérateur pour ce processus.

A l’horizon 2030 nous devons avoir pris des mesures pour réduire la pollution sur et autour du périphérique.
Nous le savons toutes et tous, les problèmes de santé que connaissent les habitantes et les habitants de Paris et de la proche banlieue doivent être mieux pris en compte. Il s’agit du bruit mais aussi des émanations dues à la présence quasi continuelle de circulation de véhicules sur cette voie.

Après la réunion de Malakoff qui a acté le principe du travail en commun de tous les acteurs, celle de Neuilly qui s’est fixée le but de l’amélioration de la qualité de vie autour du périphérique, celle de demain à Bobigny permettra d’inscrire la réflexion sur l’avenir du périphérique dans une démarche plus large et concertée sur ce que nous voulons pour les voies radiales amenant au périphérique.
Tel était le souhait porté par le Forum métropolitain du Grand Paris et de la consultation internationale qu’il a diligentée, c’est une bonne chose.

Enfin puisqu’il nous est permis d’avoir une discussion commune avec la délibération 119, nous décidons aussi aujourd’hui de lancer des études avec nos partenaires pour mieux connaitre les usages et les usagers du périphérique, afin de mieux agir en amont sur la réduction de la circulation sur cette voie.

C’était aussi une des préconisations que j’avais porté au cours de la MIE et qui a fait consensus.

Le vœu que nous avons souhaité déposer remet au cœur de notre réflexion commune la question de la logistique.
Nous le savons 90% des livraisons se font par camion dans notre métropole et la multiplication des livraisons soit pour le commerce mais aussi pour les particuliers nécessite une organisation plus rationnelle de ces livraisons.
Il y a dans Paris des camions qui viennent livrer un colis et qui repartent à vide.
Ceci n’est plus possible.

Le e-commerce a comme inconvénient de démultiplier les va et viens incessant de livraison dans notre ville. Il nous faut avancer avec nos voisins mais aussi les entreprises de transport SNCF et RATP, la Poste et les outils de coopération en notre possession comme la SOGARIS des propositions pour réguler ce système anarchique.
Voilà pourquoi je souhaite que dès le début du travail en commun, nous avancions des pistes, suite à une étude fine des besoins en logistique urbaine.

La proposition que je faisais d’avancer vers la création d’un pôle public de logistique reste sur la table. Elle doit être étudiée le plus rapidement possible.

Il y a dans ce domaine des solutions qui nous permettraient rapidement de mieux adapter les outils de livraison aux exigences environnementales : moins de bruit, moins de pollution, si nous faisions le choix du rail, du fluvial mais aussi du vélo ou des véhicules de livraison non polluants.

Il ne nous faut plus subir, il nous faut agir. Et nous le savons la régulation ne vient jamais des entreprises dans un secteur concurrentiel comme celui-ci, il doit venir de la puissance publique qui doit avoir pour mission de réguler et d’encadrer.
La volonté de certains habitants de recevoir tout tout de suite, comme le promeut une société comme Amazone et les nécessités de lutter contre la pollution due au nombre de trajets de transports de marchandises que cela induit doit être mise en débat dans la population elle-même.

Je crois que le bon sens et la prise de conscience que c’est notre avenir, notre santé qui se joue là, peut amener à des modifications importantes des comportements des entreprises et des consommateurs. Rapprocher la production de la consommation est une des solutions à ces questions. Le fabriqué à Paris en est un des symboles phare.

Tel est le sens de notre voeu.

Je vous remercie

Publié le

10 décembre 2019

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