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Nicolas Bonnet-Oulaldj soutient la création du centre de réfugiés à Paris et à Ivry

Création de centres pour les réfugiés : une victoire des communistes

Dès le début 2015, nous proposions de créer un guichet d’accueil unique et des centres d’hébergement d’urgence pour les réfugiés. Deux ans après, le projet se concrétise. C’est un engagement concret mis en œuvre par la majorité parisienne qui a su se montrer ferme face à la Droite et à l’Extrême Droite qui tentent, par tous les moyens, d’empêcher la solidarité.

Retrouvez l’intervention de Nicolas Bonnet-Oulaldj

Madame la Maire, mes chers collègues,

Nous nous apprêtons à adopter un projet de centre pour réfugiés qui va marquer les esprits. Ce centre d’accueil qui va permettre d’apporter des solutions concrètes à la catastrophe humanitaire que vivent des femmes, des enfants et des hommes qui sont venus chercher refuge à Paris.

Je rappellerai qu’il a fallu beaucoup d’énergie pour en arriver là. Beaucoup de luttes, de mobilisations aux côtés de nombreuses parisiennes et de nombreux parisiens, d’associations. Il y a près de deux ans, devant la Halle Pajol, des élu-es élu-es communistes, d’autres élu-es de gauche et des militants politiques et associatifs, avaient dû s’interposer physiquement face aux forces de l’ordre pour éviter de nouvelles violences. Les CRS, sous les ordres du Ministre de l’Intérieur, n’avaient pas hésité à charger ces militants sans aucun ménagement. L’image est restée bien ancrée dans nos têtes.

Dès cette époque et même bien avant, les élu-es du groupe communiste-Front de Gauche étaient mobilisés sur la question des migrants. En juin 2015, en Conseil de Paris, je vous proposais par un vœu la création de lieux d’hébergement et d’un guichet unique pour la prise en charge des migrants dès leur arrivée dans Paris. Aujourd’hui, nous sommes entendus et cette proposition va se concrétiser dans les jours et les semaines à venir. Nous ne pouvons que nous en féliciter.

Madame la Maire, chère Dominique Versini, vous savez pouvoir compter sur les élu-es communistes face à l’impératif d’accueillir les hommes, les femmes, les enfants, dans des conditions dignes. Vous ne l’avez d’ailleurs pas oublié lorsque vous avez approché Philippe Bouyssou, le Maire d’Ivry, pour lui proposer d’accueillir un lieu d’hébergement dans sa commune. La ville d’Ivry, comme les quartiers du Nord-Est de Paris ont toujours accueilli ceux qui, en arrivant ici, n’avaient nulle part où aller. C’est l’histoire de ces villes et c’est aussi leur force. Vous savez aussi que ces territoires, les quartiers et les populations qui les habitent sont modestes et ne roulent pas sur l’or. Mais les habitants de ces quartiers et leurs représentants politiques qu’ils élisent majoritairement ont une haute idée de l’humanité et de la solidarité. On peut dire que ces habitants et leurs élu-es vivent à des années lumières de l’égoïsme de certains élus qui siègent sur nos bancs comme les Maires des 16e et 15e arrondissements.
Monsieur le Député-Maire du 15e qui, accompagné de Jean François Lamour, n’a pas hésité une seconde à repousser physiquement des familles qui devaient passer quelques nuits à l’abri dans un gymnase du 15e. Nos préoccupations sont aussi à des années-lumière de celles d’un Laurent Wauquiez, le président de la Région Auvergne Rhône Alpes, qui qualifie d’actes de résistance le refus des Maires d’accueillir des réfugiés dans leurs communes.

Par ses propos, Laurent Wauquiez choisit de renier la tradition de sa terre d’élection, comme au Chambon-Sur-Lignon, ce village auvergnat dont les habitants ont été reconnu « justes parmi les Nations » pour avoir sauvé des enfants juifs durant la seconde guerre mondiale après avoir accueillis les enfants des réfugiés espagnols dans les années 30.

Je regrette d’ailleurs que ce triste personnage ait été accueilli avec les honneurs par Guillaume Pepy lors de l’inauguration de la gare SNCF de Paris-Bercy pour sa communication personnelle et malgré le vœu que nous avions adopté ensemble au conseil d’arrondissement du 12e et au Conseil de Paris.

Madame la Maire nous pouvoir être fier de notre politique d’accueil et du message que nous envoyons au monde entier. Nous restons mobilisés dans cette période où le gouvernement peine à prendre des décisions ambitieuses pour répondre à l’urgence humanitaire. Nous le voyons à Calais, nous l’avons vu durant tout l’été à Paris, dès que l’État et le gouvernement ne sont pas sous la pression du camp des progressistes, seule la politique de répression brandi par la droite et l’extrême droite a le droit de citer. Nous ne pouvons pas accepter cette orientation. Voilà pourquoi je tenais à vous féliciter, Madame la Maire, Madame Versini, de la pugnacité dont vous avez fait preuve ces derniers mois pour que Paris réconcilie la France avec sa tradition d’accueil et de terre d’asile.

Publié le

28 septembre 2016

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