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Noël Rota dit "Helno" aura une plaque !

Raphaëlle Primet présente le voeu en hommage à Noël Rota dit "Helno", chanteur des Négresses Vertes décédé en 1993. Titi parisien, les quartiers populaires de Paris n’avaient pas de secret pour lui et lui avaient donné sa gouaille caractéristique que son public aimait tant et la matière pour les paroles de ses chansons.

Retrouvez son intervention...

Madame la Maire,

C’est avec un grand plaisir que je vous présente ce vœu qui souhaite que Paris rende hommage au chanteur du groupe alternatif "Les Négresses Vertes", Helno, quelque vingt-cinq ans après sa disparition prématurée le 22 janvier 1993 à l’âge de 30 ans.

Helno était un vrai titi parisien. Il aimait le 19e et la rue de l’Ourcq où il avait roulé sa bosse avec son frère jumeau Ritier. Les quartiers populaires de Paris n’avaient pas de secret pour lui et lui avaient donné sa gouaille caractéristique que son public aimait tant et la matière pour les paroles de ses chansons.

Il n’a jamais beaucoup aimé l’école. Sa culture, il se l’était forgée dans la rue au fur et à mesure des rencontres. C’est ainsi qu’il a découvert le rock-and-roll, d’abord d’Eddie Cochran et plus tard la chanson réaliste, mais c’est surtout avec le mouvement punk et son "Do It Yourself" qu’il a trouvé la force de s’embarquer dans l’aventure musicale avec notamment Bérurier Noir, puis en fondant son propre groupe "Les Négresses Vertes".

La musique des Négresses Vertes est à l’image de sa vie, un mélange de culture d’échange joyeuse, populaire et festive. Le groupe a d’abord fait ses armes dans les cafés, le métro, les fêtes. Puis soutenu par de nouveaux labels indépendants, un premier album "Mlah" connaît dès sa sortie en 1989 un grand succès : 530.000 disques sont vendus dont 350.000 exemplaires à l’international. Ensuite, le groupe enchaîne, avec un double disque d’or pour l’album "Familles nombreuses".

Ils font partie de la scène du rock alternatif français dont ils ont été un des groupes phare, comme leur ami de la Mano Negra ou les Garçons bouchers. C’est la bande son de la jeunesse rebelle de la fin des années 1980 qui a su toucher un public bien plus large. En témoigne la vitalité d’une chanson comme "Voilà l’été" qui, vingt-cinq ans après, repasse en boucle à la radio dès les premiers rayons de soleil.

Donner son nom à une rue ou simplement poser une plaque au 13, rue de l’Ourcq en sa mémoire serait la juste reconnaissance de son talent qui n’a malheureusement pas eu le temps de s’épanouir.

Je vous remercie.

Publié le

7 février 2018

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