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Non à la dérégulation du marché de l’électricité

Les élu-es communistes ont défendu un voeu contre le projet Hercule qui voudrait séparer EDF en deux : d’une part « EDF bleu » regroupant la production d’électricité nucléaire hydraulique et le transport de l’électricité, détenu à 100 % par l’État. D’autre part « EDF vert » avec Enedis, EDF renouvelables, Dalkia, introduit en Bourse à hauteur de 35%.

Retrouvez l’intervention de Didier Le Reste

Madame la Maire, mes cher.es collègues,

Plus fort que Jupiter, c’est Hercule, singulier nom pour un projet qui veut imposer en force la casse du service public de l’énergie.

Hercule Madame la Maire, mes cher.es collègues,

Plus fort que Jupiter, c’est Hercule, singulier nom pour un projet qui veut imposer en force la casse du service public de l’énergie.

Hercule qui voudrait séparer EDF en deux : d’une part « EDF bleu » regroupant la production d’électricité nucléaire hydraulique et le transport de l’électricité, détenu à 100 % par l’État. D’autre part « EDF vert » avec Enedis, EDF renouvelables, Dalkia, introduit en Bourse à hauteur de 35%.

La manœuvre revient à découper l’opérateur public pour privatiser les activités les plus rentables, et laisser à la puissance publique, et donc aux contribuables, les activités les plus coûteuses. Privatisation des profits et de nationalisation des pertes, logique propre aux économies libérales, nous reconnaissons bien là la signature de La République en marche.

Injuste socialement, dangereux écologiquement, ce projet s’inscrit dans la droite ligne de la dérégulation du marché de l’électricité.

Voyons bien que ces logiques de marché, basées sur la rentabilité à court-terme, sont incompatibles avec le nécessaire développement à long terme d’un système de production décarboné de l’électricité et de l’énergie.

Hausse des tarifs aux consommateurs, remise en cause de la péréquation tarifaire, insuffisance de l’investissement industriel dans de nouvelles productions non-carbonées, menace sur le statut national des électricien·ne·s et gazier·e·s, recours accru à la sous-traitance et donc à une dégradation de la qualité du service rendu aux usager·e·s : voilà ce que nous promet Hercule.

Notre collectivité, propriétaire des réseaux de distribution d’énergie est donc concernée au premier plan par le projet du Gouvernement. Notre collectivité qui s’est dotée d’un plan climat vise une production locale d’énergie en 2050 de l’ordre de 20%, doit s’engager pour le service public de l’énergie.

Aussi, nous vous demandons d’interpeler le Gouvernement pour qu’il renonce à ce projet de démantèlement du service public de l’énergie.

Je vous remercie.

La manœuvre revient à découper l’opérateur public pour privatiser les activités les plus rentables, et laisser à la puissance publique, et donc aux contribuables, les activités les plus coûteuses. Privatisation des profits et de nationalisation des pertes, logique propre aux économies libérales, nous reconnaissons bien là la signature de La République en marche.

Injuste socialement, dangereux écologiquement, ce projet s’inscrit dans la droite ligne de la dérégulation du marché de l’électricité.

Voyons bien que ces logiques de marché, basées sur la rentabilité à court-terme, sont incompatibles avec le nécessaire développement à long terme d’un système de production décarboné de l’électricité et de l’énergie.

Hausse des tarifs aux consommateurs, remise en cause de la péréquation tarifaire, insuffisance de l’investissement industriel dans de nouvelles productions non-carbonées, menace sur le statut national des électricien·ne·s et gazier·e·s, recours accru à la sous-traitance et donc à une dégradation de la qualité du service rendu aux usager·e·s : voilà ce que nous promet Hercule.

Notre collectivité, propriétaire des réseaux de distribution d’énergie est donc concernée au premier plan par le projet du Gouvernement. Notre collectivité qui s’est dotée d’un plan climat vise une production locale d’énergie en 2050 de l’ordre de 20%, doit s’engager pour le service public de l’énergie.

Aussi, nous vous demandons d’interpeler le Gouvernement pour qu’il renonce à ce projet de démantèlement du service public de l’énergie.

Je vous remercie.

Publié le

4 octobre 2019

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