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Non à la fermeture de classe de l’école Vandrezanne-Bobillot

Jean Noël aqua présente le voeu du groupe pour que la ville deParis alerte le rectorat de Paris sur la fermeture de classe de l’école Vandrezanne-Bobillot.

Retrouvez son intervention

Monsieur le maire, chers collègues,

Un marronnier d’été, la fermeture de classes.
Un grand classique me direz-vous, malheureusement, toujours la même médiocre ambition pour nos enfants.

Je voulais donc parler de la fermeture d’une classe de l’école Vandrezanne-Bobillot. A l’instant où je vous parle, et au vu des inscriptions déjà déclarées, cette fermeture aboutirait à des classes de 31 voire 32 enfants.
On nous parle d’avenir. De progrès. D’ambition pour les générations futures.
Et au final, on constate les même mégoteries. Le même manque de moyens. Les mêmes difficultés locales.

Oui, l’austérité a un coût. Elle a un coût humain et un coût pour l’avenir.
Emmanuel Macron nous présente déjà la facture de son programme. Il voulait a tout prix faire l’annonce médiatique de classes de CP en REP+ à moins de 12 enfants. Mais il n’avait pas précisé que c’était à moyens constants. Et donc, son annonce se traduit d’un côté par des fermetures de classes plus sévères. Et par la réduction du dispositif « Plus de maîtres que de classes ».
Sur Paris, les conséquences de l’austérité couplées au programme macronien, sont donc 10 postes en moins pour les différentes classes et 7 postes en moins de « Plus de maîtres que de classes » dans les REP+.

On déshabille donc Pierre pour habiller Paul. L’austérité dans sa réalité crue. Nous devons choisir entre nos écoles, laquelle est le plus en
Sur l’école en question, nous avons donc 181 inscrits et l’académie propose seulement 6 classes, ce qui aboutit mathématiquement à des classes de plus de 30 élèves.

Des classes que ne permettront pas d’accueillir dans de bonnes conditions de très jeunes élèves. Des classes qui provoqueront la surcharge de fatigue et de travail pour les enseignants et les encadrants. D’autant que l’école en question est basée sur deux sites (rue Vandrezanne et rue Bobillot) ce qui compliquera les échanges entre enfants de différentes classes en cas d’absence,

Par notre vœu, nous demandons donc que la Ville de Paris demande au rectorat de revoir cette fermeture et remonte le besoin criant de postes sur tout Paris.

Publié le

4 juillet 2017

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