Rechercher sur le site

Non à la vente du Parc des Princes

La presse ne dit pas qui de la ville ou du Qatar a fait le premier pas, mais il semblerait que des négociations sur l’éventualité de la vente du Parc des Princes avancent à grands pas.

La logique, d’achat des stades par les propriétaires des clubs n’est pas nouvelle.

Il correspond à un modèle économique qui fait que le sport n’est plus que prétexte à commerce et à rentabilité immédiate.

Que les difficultés financières de la ville existent, nous ne le nions pas, elles ont même une raison, la baisse des subventions de l’état et la non compensation des dépenses sociales du département de Paris.

Mais faut-il aller jusqu’à la vente « des bijoux de famille » ?

Un stade, comme le Parc des Princes, a une histoire, un passé lumineux, il est l’œuvre d’un grand architecte. Il appartient au Panthéon national. Il ne peut ni ne doit être vendu au Qatar.

Personne ne penserait un jour vendre la tour Effel ou le Grand Palais, mais un stade pourquoi pas ? Ce mépris à l’égard des bâtiments sportifs, du mouvement sportif et de sa culture, est choquant.

Comme nous avons condamné la vente du nom du POPB au groupe Accor nous ne voulons pas que le patrimoine sportif qui appartient à l’ensemble des français soit vendu à la découpe.

Le problème n’est pas le montant de la vente mais bien le principe.

Une ville sans stade n’est pas plus imaginable qu’une ville sans musée sans théâtre ou sans bibliothèque.

Le problème n’est pas le montant de la vente mais bien le principe.

Nicolas Bonnet-Oulaldj
Président du groupe Communiste–Front de Gauche
Au Conseil de Paris

Publié le

2 octobre 2015

Auteur-e-s