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Non aux maisons closes "nouvelle génération"

Hervé Bégué demande que la ville étudie les procédures juridiques afin d’aller vers la fermeture de cet établissement et qu’elle interroge le législateur quant à la possibilité d’interdire ce type d’établissement.

Retrouvez l’intervention de Hervé Bégué...

Madame la Maire, Monsieur le Préfet, mes chers collègues,

Je sais que nombre d’élus dans cet hémicycle ont considéré à tort que ce vœu n’était qu’un moyen de détourner l’attention des questions fondamentales que sont la biodiversité, l’avenir des voies sur berges et le résultat de la Nuit de la solidarité.

Mais quoi de plus fondamental que la lutte contre le sexisme, les violences faites aux femmes et l’image que l’on donne d’elles ? Pour ma part, je considère que l’arrivée sur le territoire parisien de la première maison close de nouvelle génération n’est pas anodine. Après de nombreux pays, la France voit arriver ces maisons closes à poupées hyperréalistes.

J’y vois une avancée vers l’acceptation au retour des maisons closes.
J’y vois une exploitation de la misère sexuelle que vivent certains hommes.
J’y vois la pérennisation de l’image de la femme-objet, devenu objet tout court.
J’y vois une incitation au viol ou à la pédophilie, au vu de l’ambiance sonore que vous pouvez demander au propriétaire ou de la taille de ces poupées en silicone.

J’ai un instant cru être le seul avec mes collègues du groupe à être choqué par la création d’un tel établissement à Paris mais, depuis, le sénateur de Paris Pierre LAURENT a posé une question à la secrétaire d’Etat en charge des Droits des Femmes, et des associations féministes se sont émues. Au moment où le Gouvernement s’apprête à faire voter une loi contre les violences sexistes et sexuelles, on laisse s’installer à Paris un commerce susceptible de pousser à de telles violences.

Notre groupe est clairement pour l’abolition de la prostitution et pour la fermeture des maisons closes, qu’elles soient de nouvelle génération ou qu’elles se cachent derrière des enseignes de salon de massage. Cinquante ans après mai 68, si l’on parle de liberté, il ne s’agit certainement pas de celle du renard dans le poulailler.

Je vous remercie.

Publié le

22 mars 2018

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