Rechercher sur le site

Ouvertures de nouvelles places d’hébergement pour les femmes victimes de violences

Nicolas Bonnet Oulaldj salue la délibération qui créée des places d’hébergement d’urgence pour les femmes victimes de violence. C’était à l’origine une demande du groupe communiste au Conseil de Paris, conjointement à l’Observatoire des violences faites aux femmes, pour donner plus de moyens à la lutte contre ce fléau.
C’est une première victoire dans ce combat.

Retrouvez son intervention.

Madame la Maire,

Mes chers collègues, pour nous c’est une grande fierté de voir cette délibération aujourd’hui à l’ordre du jour de notre Conseil. Cette délibération fait suite à notre première délibération de groupe, qui était une proposition de donner des moyens d’action pour la lutte contre les violences faites aux femmes.

Ces violences concernent toutes les femmes, quel que soit leur milieu professionnel, leur âge ou leur origine.

L’actualité nous a démontré que les prises de conscience se construisent, évoluent. Mais elles doivent être suivies d’actes politiques. L’Observatoire parisien contre les violences faites aux femmes était une étape fondamentale. Nous sommes fiers d’avoir pu réaliser ensemble cet engagement fort de notre campagne. L’autre engagement était de pouvoir assurer aux femmes victimes de violences un refuge, un hébergement d’urgence. Disposer d’une solution de repli immédiate mais aussi à long terme est primordial dans le parcours d’une femme qui fuit la violence, bien souvent de son compagnon ou de son mari dans le foyer conjugal.

Les dispositifs sont engorgés, les places manquent. Les femmes sont plus de 216.000 chaque année à être victimes de violences physiques ou sexuelles de la part de leur ancien ou actuel partenaire. C’est un fléau national, mondial, dont les pouvoirs publics à chaque échelle de responsabilité doivent se saisir.

Voilà pourquoi je veux nous féliciter de cette délibération qui changera la vie de plusieurs dizaines de femmes et de familles. En effet, le projet de logement stable est souvent vu comme une utopie dans ce parcours de combattante. Elle prévoit en effet de réaliser sur cette parcelle un centre d’hébergement et de stabilisation de 51 logements en P.L.A.-I. gérés par l’association "Une femme, un toit" et une pension de famille de 30 logements en P.L.A.-I. gérés par "Aurore" d’autre part.

Ces structures seront prioritairement dédiées à la mise à l’abri de femmes victimes de violences et de femmes à la rue, en situation de grande exclusion. Prioritairement, seront accueillies des jeunes femmes victimes de violences en situation d’exclusion sociale ou de précarité. Ces logements sont donc un premier effort conséquent qui en appelle d’autres. Nous devrons être toujours plus vigilants quant à l’exemplarité des moyens que la Ville donne aux structures et aux associations qui aident concrètement les femmes survivantes à trouver une vie normale. Je dis "survivantes" car je pense aux 123 femmes qui sont mortes sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint en 2016.

Voilà le sens de cette délibération et bien évidemment nous la voterons comme, je l’espère, l’ensemble des élus de cet hémicycle.

Je vous remercie.

Publié le

11 décembre 2017

Auteur-e-s