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Parcoursup : pour les élu-e-s communistes, la sélection à l’université c’est toujours non

Aujourd’hui, les lycéen-ne-s peuvent commencer à inscrire leurs vœux dans l’application Parcoursup. Le gouvernement agit avec précipitation pour remplacer le tirage au sort arbitraire de la plateforme APB : Parcoursup ouvre sans cadre légal, la loi régissant son fonctionnement n’étant pas encore passée au Sénat. Sans cadre légal, mais pas sans but.

Parcoursup permet en effet de résoudre l’équation posée par le Gouvernement : comment orienter les élèves sans augmenter ni le nombre de places ni les moyens alloués aux Universités ?
La réponse est simple : instaurer la sélection à l’Université au mépris des principes de l’enseignement supérieur. Les lycéen-ne-s formuleront jusqu’à 10 vœux, examinés par les Universités qui auront alors la possibilité de choisir leurs futur-e-s étudiant-e-s au regard de notes au lycée, lettres de motivation, avis du Conseil de classe et qui évalueront si les élèves disposent des « attendus » permettant d’entrer à l’Université. Les lycéen-ne-s pourront même se voir imposer une filière non-voulue en cas de refus de leurs 10 vœux. Il s’agit bien d’une sélection qui ne cache même plus son nom. Derrière les effets d’annonce, se dessine et se construit un projet de société profondément inégalitaire, où la démocratisation du supérieur voulue dans la 2e moitié du 20e siècle, laisse la place à la concurrence généralisée.

Le Conseil de Paris, sur proposition des élu-e-s du groupe communiste, a adopté en décembre un vœu, visant à réaffirmer notre opposition à l’introduction d’une sélection à l’Université. Nos inquiétudes sont multiples et nous demandons à l’Académie de Paris d’étudier l’impact de la réforme du gouvernement sur les choix de parcours estudiantins et d’accompagner les bachelier-e-s en amont, pour qu’aucun-e se retrouve sans affectation à l’été 2018, ou avec une affectation non choisie. Nous plaidons pour la mise en place d’un service public de l’orientation permettant aux professionnel-le-s de l’orientation d’accompagner efficacement les lycéen-ne-s et les étudiant-e-s.

Ce dont l’Université a besoin c’est de moyens pour accomplir sa mission de service public et accueillir celles et ceux qui veulent apprendre dans leur grande diversité. Des moyens à la hauteur des besoins énormes de connaissance des jeunes et de la société.

Publié le

22 janvier 2018

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