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Paris Emploi

Danièle Premel s’est félicitée de cette délibération qui se propose d’œuvrer sur le pôle
« demande » en développant un réseau de points d’accueil « Paris Emploi » qui propose un service d’accueil, d’information, d’orientation généraliste, à destination de tous les parisiens en recherche d’emploi, de réorientation professionnelle ou de formation. Avoir un lieu accueillant, convivial, est très important pour les personnes en recherche d’emploi. L’humain doit être au cœur.

Retrouvez son intervention

ParisEmploi réseau d’accueil 2016 DAE 6G

Madame la Maire, Chers Collègues,

La ville s’est engagée depuis plusieurs années en faveur de l’emploi E en soutenant les organismes engagés sur ce champ.

La recherche pour faciliter le rapprochement entre l’offre et la demande avait amené la réorganisation des services de la DAE. Cette orientation appelle à travailler simultanément sur les 2 pôles l’offre et la demande dont nous savons que leur croisement ne va pas obligatoirement de soi sans intervention publique et volonté politique.

Cette Délibération, comme 2 autres délibérations (la DAE 3G et la DAE 4 G) se propose d’œuvrer sur le pôle « demande » en développant un réseau de points d’accueil « ParisEmploi » qui propose un service d’accueil, d’information, d’orientation généraliste, à destination de tous les parisien-ne-s en recherche d’emploi, de réorientation professionnelle ou de formation.

Il est reconnu depuis longtemps par tous les acteurs de l’accompagnement vers l’emploi que les facteurs de proximité, d’un accueil facile d’accès, d’un lieu accueillant et convivial sont très importants et décisifs pour les personnes en recherche d’emploi souvent démunies et mal à l’aise dans cette situation.

Spontanément j’ai dit par tous les acteurs de l’accompagnement, j’aurai du dire presque tous les acteurs et je pense la à Pôle Emploi, non pas aux personnels, bien entendu, mais à l’institution qui vient de décider la fermeture des Pôles Emploi l’après-midi aux chômeurs qui n’ont pas de rendez-vous et la dématérialisation du suivi des chômeurs ;
Au moment où le Chômeur à besoin de rencontrer une personne, de parler il n’aura comme 1ère démarche que son ordinateur qu’il maîtrise bien entendu ou sa feuille blanche s’il sait écrire et le visiophone pour l’accueillir.

Nous sommes loin de l’humain d’abord.

Mais je me laisse emporter par cette deshumanisation sans avoir à souligner qu’une fois de plus c’est la ville par ce projet de réseau d’accueil et d’un maillage territorial qui compense, je n’ose pas dire remplace, Pôle emploi. C’est pourtant le même Etat, le même gouvernement qui ne permet pas à la ville d’avoir les mêmes prérogatives que les autres grandes municipalités. Heureusement que ce qui importe à la Ville c’est le service qu’elle peut rendre à ses habitants avec compétence et le souci de s’appuyer sur des organismes qualifiés comme ceux avec qui elle va passer convention dans le cadre de ParisEmploi : la mission Locale, l’association Mozaïk RH et PLIE Paris Nord-est.

Ce partenariat qui mobilise des expertises et compétences d’organismes différents au regard de leur histoire et de leur fonctionnement s’est donné comme règle d’œuvrer dans le cadre d’un référentiel commun afin que toute personne trouve le même service d’accueil, d’aide et d’accompagnement quelque soit le lieu ou la structure à laquelle elle s’adresse. Pour cela une charte d’accueil, d’info et d’orientation des sites labélisés « ParisEmploi » devra être signée par tout organisme souhaitant développer des actions au sein d’un Point ParisEmploi

Concernant plus particulièrement la Mission Locale dont il est question dans cette délibération, la ville a inscrit ce projet comme un des axes du Pacte parisien de lutte contre l’exclusion ainsi qu’une des actions du Programme Parisien pour l’Autonomie des Jeunes.

De son côté, La Mission Locale a candidaté auprès des services de l’Etat pour expérimenter à Paris, en 2016, la mise en œuvre du dispositif Garantie Jeunes destiné aux jeunes de 18 à 25 ans, non scolarisés, sans formation, sans emploi et dont les ressources sont inférieures au plafond du Revenu de solidarité active (RSA). Ce dispositif est adossé au versement d’une allocation mensuelle forfaitaire. Si le cadre législatif fixe aux Missions Locales le public 18-25 ans, il faudra bien un jour ouvrir la réflexion sur les 16-18 ans pour lesquels peu de dispositifs existent et qui ne sont plus soumis à l’obligation scolaire. Comment accompagner et aider ces jeunes dans leur parcours et c’est naturellement que vient à l’esprit les missions locales au regard de leur expérience auprès des jeunes.

Dans l’attente de l’ouverture de ce nouveau chantier, le Groupe PCF-Front de gauche soutient ces trois convenions qui répondent à la nécessité d’un accueil de qualité et de proximité réparti sur le territoire parisien et qui ont trouvé un équilibre entre un socle commun d’intervention entre 3 organismes et la reconnaissance de leur spécificité de public.

Le Groupe PCF-Front de gauche votera cette délibération ainsi que les 2 autres qui ont le même objet

Publié le

19 février 2016

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