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Paris, cité de l’égalité et des droits des femmes

A l’occasion de la présentation du rapport annuel sur la situation en matire d’agalité entre les femmes et les hommes, Hervé Bégué salue le travail d’Hélène Bidard et appelle à poursiovre le volontarisme de la ville.

Retrouvez son intervention

Madame la Maire,
Mes cher.e.s collègues,

Ce quatrième rapport démontre le volontarisme de la Ville et il fait écho à la forte mobilisation des femmes de notre pays mais plus largement du monde entier pour lutter contre toutes les formes de violence dont elles sont victimes.

Nous pouvons être fiers que la Ville de Paris ait accru les moyens de la délégation d’Hélène Bidard de plus de 14% au cours de la mandature.

Symboliquement le seuil des 2 millions d’euros pourrait être atteint cette année si l’amendement en faveur de l’association CIDF que nous déposons était accepté. Il correspond à l’embauche d’une personne supplémentaire pour l’accueil et l’orientation des femmes victimes de violences.

On le sait la question de la violence faite aux femmes est endémique dans une société construite sur le patriarcat et où les violences faites aux femmes ont été systématiquement minorées ou pire tues.

Rappelons qu’il a fallu attendre les années 60 et 70 pour que les femmes aient accès à la contraception et à l’IVG légale mais aussi pour que le viol soit reconnu comme un crime et non comme un simple délit.

L’émergence mondiale du mouvement « me too », les révélations faites par les femmes du monde entier, ont fait la démonstration que ces comportements n’étaient pas l’apanage de quelques machos mais bien une maladie dont les métastases envahissent l’ensemble du corps social.

Sans faire un catalogue exhaustif.

La diffusion massive du violentomètre pour permettre aux jeunes femmes de constater le degré de violences qu’elles subissent. Cet instrument a été, à l’initiative des élus des communistes du 10 ème arrondissement, traduit dans de nombreuses langues parlées dans notre ville. Un prix a même été décerné à la ville de Paris pour cette initiative conjointe avec le département de la Seine saint Denis, précurseur dans ce domaine.

Je pourrais citer aussi la démarche conjointe avec le même département pour créer un accueil spécifique, à Bagnolet, pour les jeunes femmes victimes de violence, venues de nos deux collectivités.

Je n’oublie pas, dans le bilan de cette année, le déménagement et l’agrandissement du centre de victimologie désormais hébergé dans les locaux agréables et spacieux du Centre de santé Richerand dans le 10ème arrondissement.

Je suis fier que notre groupe ait pu contribuer à cette réalisation qui permettra d’accueillir les femmes victimes de violence dans des conditions dignes et entourées de personnel compétent.

Pour tout ce travail de nombreux prix ont été décernés à la ville de Paris.

L’une des plus belles réalisations sera aussi l’ouverture dès les premiers mois de 2020 de la Cité de l’égalité et des droits des femmes qui symbolise l’action de notre ville dans ce domaine et qui permettra, aux nombreuses associations féministes, qui vont l’investir de travailler dans de bonnes conditions.

Bien entendu le rapport embrasse bien d’autres thématiques et il continue de souligner les inégalités économiques entre les femmes et les hommes. Doit-on rappeler que depuis plusieurs semaines, les femmes travaillent gratuitement puisque leurs salaires restent inférieurs à celui des hommes.

Doit-on rappeler ce que nous avons encore à faire pour que tous les emplois soient accessibles à toutes et qu’il faut agir contre les emplois « genrés ».

Doit-on rappeler le travail mené avec les associations pour que l’espace public, qui s’est construit au masculin, devienne un espace partagé à égalité.

Doit-on rappeler que la prostitution reste une violence pour de nombreuses femmes souvent étrangères et victimes du trafic d’êtres humains.

Doit-on rappeler que même dans le secteur de la culture les postes de direction et de création sont encore trop souvent masculins.

Oui de nombreux chantiers ont été ouverts ces six dernières années. Il s’agit de continuer. Une politique de gauche se mesure à l’action en faveur des personnes les plus en difficulté, mais elle se mesure aussi au sort qui est fait aux femmes.

Nous nous sentirons réellement libres et égaux quand nous serons libres et égales.

Je vous remercie.

Il serait d’ailleurs injuste de ne citer qu’Hélène Bidard car le travail de Ian Brossat sur l’hébergement d’urgence et de Dominique Versini sur le volet de l’action sociale en direction des femmes, mais aussi d’Anne Souyris sur le volet santé et accès aux soins. Tout ceci est aussi très important.

Publié le

20 décembre 2019

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