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Paris doit investir le plus là où les parisiens ont le moins

Communiqué de presse
16 mars 2015

Marqué par l’empreinte du travail de Martine Durlach, adjointe au Maire, en charge de la politique de la ville de 2001 à 2008, le groupe Communiste-Front de Gauche a souhaité faire évoluer le contrat de ville.

Celui-ci voté aujourd’hui après de nombreux mois de travail a deux objectifs clairs : assurer l’égalité entre les territoires et améliorer les conditions de vie des habitants des quartiers en difficultés.

Nous devons pour cela mener une démarche en deux temps :
- une politique spécifique pour les quartiers où les difficultés se cumulent, une politique au plus près des besoins individuels ou collectif avec les habitants et les associations.
- une politique de développement de ces territoires, en priorisant les actions de la ville dans les quartiers populaire, que ce soit en matière de logement, de santé, d’équipements publics sportifs et culturels et de renouvellement urbain porté par Jacques Baudrier.

Malgré la réduction par l’État du périmètre de la géographie prioritaire, la ville de Paris, a fait le choix d’une vision la plus large possible en termes de périmètre d’action.

Si la Ville de Paris peut se permettre de prioriser les quartiers populaires dans les investissements réalisés, c’est avant tout parce que Paris a fait le choix de l’investissement face à celui de l’austérité.

Les élus communistes ont interpellé l’État sur le droit de vote des résidents étrangers et sur les risques qui pèsent sur les ateliers sociolinguistiques. Alors que l’apprentissage de la langue est la pierre angulaire de l’intégration, l’État semble vouloir les limiter aux primo-arrivants en France depuis moins de 5 ans.

Concernant la mise en place des conseils citoyens, les élus communistes, ont affirmé que pour faire de cette instance un réel outil d’émancipation sociale et d’éducation populaire et mobiliser les personnes les plus éloignées des instances classiques de participation et des lieux de débats, il faut se donner du temps et des moyens pour agir. Le vœu déposé en ce sens a été adopté. Tout comme celui demandant la déprécarisation des agents des équipes de développement local.

Oui ces politiques ont un coût. Mais le coût de l’abandon des quartiers les plus en difficultés serait bien plus élevé pour la société dans son ensemble.

Le groupe Communiste-Front de gauche au Conseil de Paris