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Paris vaut bien une taxe

Communiqué de Nicolas Bonnet-Oulaldj, Président du groupe PCF-FdG au Conseil de Paris
Dimanche 6 juillet 2014

Alors que l’Assemblée Nationale a voté un amendement dans le cadre du Projet de Loi de Finances Rectificative pour relever les seuils maxima de la taxe de séjour pour l’hôtellerie de standing et de luxe (pour les 3 à 5 étoiles), les déclarations du Premier Ministre, hier sur RTL, sont extrêmement inquiétantes, puisqu’il a affirmé que la hausse projetée (de 1,5 à 8 euros) était beaucoup trop importante. Pire, aujourd’hui 6 juillet, le JDD révèle que "sa suppression pure et simple fera l’objet d’un amendement lors de l’examen du PLFR au Sénat".

Le groupe Communiste-Front de Gauche du Conseil de Paris partage le constat affirmé à juste titre par la Maire de Paris et par son adjoint au tourisme, qui ont relevé que le niveau de cette taxe est beaucoup moins élevé que dans les autres capitales européennes. Au moment où le gouvernement travaille à une baisse drastique des dotations des collectivités territoriales, ces nouvelles recettes issues de l’augmentation de la taxe de séjour sur l’hôtellerie de standing et de luxe sont indispensables pour le maintien d’un bon niveau de services publics locaux pour les parisiens.

Le choix de maintenir un niveau de contribution très faible de l’hôtellerie de luxe au détriment des services publics serait une caricature, une nouvelles provocation du gouvernement. Clients des 5 étoiles ou services publics, il faut choisir. Les clients des hôtels de standing et des palaces peuvent très bien acquitter une taxe journalière de 5 à 8 euros, alors qu’ils payent leurs chambres plusieurs centaines, voire milliers d’euros par jour. Comme c’est le cas, par exemple, dans le nouveau complexe hôtelier Molitor !

Le groupe Communiste-Front de Gauche appelle tous les parlementaires à soutenir le maintien de ce déplafonnement de la taxe de séjour, et en particulier les parlementaires parisiens.

Publié le

6 juillet 2014

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