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Penser déjà à l’après crue

Mes premières pensées vont aux victimes, aux sinistrés qui ont tout perdu et aux élus locaux d’île de France qui sont confrontés à la crue la plus importante depuis 1982.
C’est dans ces moments que la population de notre pays s’aperçoit de l’importance des services publics.

Depuis des jours les pompiers, les policiers, les agents des grandes entreprises publiques et les services des communes touchées sont sur la brèche, il faut les féliciter pour cet engagement sans faille au service de tous.

C’est tout au long de l’année qu’il faut défendre les services publics pas seulement au moment d’évènements exceptionnels.

Une fois cette nouvelle crue passée, qui a surpris par son ampleur et la rapidité de la montée des eaux, il faudra à nouveau évaluer le système d’alerte et surtout accélérer les investissements pour prévenir ces catastrophes qui coûtent fort cher à l’économie nationale et parisienne.

Voilà pourquoi dès la fin de l’exercice SEQUANA en mars dernier j’avais interpellé la Maire de Paris et le Préfet de Police afin que les collectivités concernées et l’Etat renforcent « les investissements prévus et nécessaires pour prévenir les crues y compris centennale. »

Les réponses qui m’avaient été données soulignaient l’importance de la communication et l’information des franciliens c’est bien, mais notoirement insuffisant.
Nous avons l’instrument « Seine Grands Lacs », nous avons l’expertise et les projets, ne manquent plus que les financements. Un des projets celui de La Bassée permettrait de faire baisser de 20 à 60 cm le niveau de la Seine en cas de crue exceptionnelle.
Il convient que l’Etat et les collectivités prennent leurs responsabilités dans ce dossier.

Nicolas Bonnet Oulaldj
Président du groupe Communiste Front de Gauche

Publié le

6 juin 2016

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