Rechercher sur le site

Place de la Nation : installation d’un plaque commémorative "14 juillet 1953"

Nous avons fait adopter un vœu demandant que l’on répare un oubli historique important : celui de la répression sanglante de la manifestation du 14 juillet 1953 place de la Nation. Le film, "Les balles du 14 juillet 1953", de Daniel KUPFERSTEIN avait à lever le voile sur cette page méconnue de notre histoire parisienne et nationale. Une quarantaine de manifestants sont blessés et sept manifestants sont tués : six algériens et un français.

Retrouvez notre vœu adopté

Vœu rattaché à la délibération 2016 DVD 68 - Communication sur le réaménagement de 7 places parisiennes

Considérant la tradition d’organisation d’une manifestation des forces politiques et syndicales de gauche, dont le PCF et la CGT, le 14 juillet de chaque année depuis 1935 ;

Considérant les événements autour de la manifestation organisée par le Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques, mouvement indépendantiste algérien, le 14 juillet 1953 ;

Considérant qu’à l’issue de la manifestation, place de la Nation, sept manifestants sont tués par la police parisienne, dont six militants algériens du MTLD et un militant de la CGT de la métallurgie préposé au service d’ordre ;

Considérant ces 7 manifestants tombés sous les balles de la police : Amar Tabjadi, 26 ans, Abdallah Bacha, 25 ans, Larbi Daoui, 27 ans, Abdelkader Dranis, 31 ans, Mohammed Isidore Illoul, 20 ans, Medjen Tahar, blessé par deux balles, Maurice Lurot, 40 ans ;

Considérant que ces événements demeurent méconnus ;

Considérant que les revendications portées au cours de cette manifestation et le traitement policier qui s’en est suivi peuvent être considérés comme l’un des prémices de l’insurrection du 1er novembre 1954 et des huit années de guerre qui ont suivi ce drame ;

Considérant que cette journée tragique fait partie de l’histoire de notre capitale et de notre pays ;

Considérant qu’au même titre que d’autres événements, la journée du 14 juillet 1953 a droit au travail de mémoire ;

Sur proposition de Nicolas Bonnet Oulaldj et des élu-e-s du groupe Communiste - Front de Gauche, le Conseil de Paris demande à ce qu’une plaque commémorant les événements du 14 juillet 1953 soit apposée place de la Nation.