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Pour un plan de développement du service public ferroviaire

Nous interpellons le Gouvernement pour qu’il revienne sur son projet de réforme de la SNCF afin de créer les conditions d’un véritable plan de développement du service public ferroviaire permettant de relever les défis d’aménagement du territoire, de mobilité, de lutte contre le réchauffement climatique et de réponse aux besoins sociaux.

Retrouvez l’intervcentionde Nicolas Bonnet Oulaldj et le voeu

Merci, Monsieur le Maire.

Je vous présente un vœu qui rassemble le groupe des élus communistes, le groupe des Ecologistes, Pascal CHERKI, Virginie DASPET, Nathalie MAQUOI et Carine PETIT.

Je voudrais commencer par une citation : "Je suis ici pour dire notre soutien à tous ceux qui luttent contre la destruction d’une civilisation associée à l’existence du service public, celle de l’égalité républicaine des droits". Ainsi parlait, en ces termes, Pierre Bourdieu, en 1995, devant les cheminots en grève Gare de Lyon.

23 ans plus tard, ces mots sont, hélas, toujours bien d’actualité. Cela fait plusieurs semaines que le Gouvernement reste sourd aux oppositions de sa réforme. Nous l’avons déjà évoqué lors du précédent Conseil, Didier LE RESTE avait posé une question d’actualité. Toutefois, force est de constater que cela ne suffit pas.

Bien au contraire, le Gouvernement s’entête, s’enferre et pousse à la provocation jusqu’à annoncer la filialisation de la branche Fret de la S.N.C.F., filialisation qui ne rime pas par hasard avec privatisation. Il s’agit ici d’un cadeau du Gouvernement aux transports routiers pourtant déjà bien subventionnés et plus polluants et accidentogènes. L’heure est grave et notre Assemblée doit avoir une nouvelle expression sur cette question.

L’ouverture à la concurrence du rail porte en germe la création d’entreprises à bas coûts qui se livreront une guerre commerciale dégradant la qualité du service public, les conditions de travail et de sécurité du transport ferré. C’est incompatible avec les objectifs sociaux et environnementaux que nous poursuivons.

J’ajoute que l’attitude du Gouvernement, qui reste sourd aux revendications, nous interroge aussi sur sa vision de la démocratie. L’expression des corps intermédiaires est constitutive de la démocratie que l’on ne peut réduire à un bulletin de vote glissé dans une urne tous les cinq ans.

Ainsi, nous vous demandons d’interpeller, à nouveau, le Gouvernement pour qu’il revienne sur sa réforme de la S.N.C.F., sur sa décision de filialisation du fret. Nous souhaitons que de véritables négociations soient ouvertes pour élaborer un véritable plan de développement du service public ferroviaire afin de répondre aux enjeux sociaux et environnementaux de notre temps.

Je vous remercie.

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Publié le

4 mai 2018

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