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QUESTION D’ACTUALITE RELATIVE A L’AVENIR DES CENTRES D’ADAPTATION PSYCHO-PEDAGOGIQUE PARISIENS

Monsieur le Maire,

Les CAPP – Centres d’Adaptation Psycho-Pédagogique – sont des structures spécifiques à notre ville, qui assurent des missions de prévention, d’aide et de soutien auprès de jeunes en difficultés personnelles, familiales et scolaire.

Ils agissent en prévention et visent à favoriser l’adaptation scolaire et sociale. Chaque année 3.000 enfants et adolescents parisiens âgés de 3 à 16 ans y bénéficient d’une aide gratuite et spécifique, organisée à l’appui d’équipes pluridisciplinaires constituées de médecins psychiatres, pédopsychiatres, psychologues cliniciens, orthophonistes, psychomotriciens et assistantes sociales, enseignants spécialisés de l’Education nationale.

70% des enfants accueillis dans les CAPP y sont adressés par les écoles, les médecins et les assistantes sociales scolaires pour des difficultés d’apprentissage. Ils sont tous accessibles aux familles sans formalité.

La mission de service public confiée aux personnels de ces centres a été définie en 2001 par une convention signée entre la Ville et le Rectorat de Paris, avec l’engagement commun d’offrir aux jeunes scolarisés la possibilité d’une écoute et d’un suivi personnalisé, que leurs difficultés se manifestent sur le plan scolaire, social ou familial.

Mais la politique gouvernementale de réduction drastique des effectifs de l’Education nationale suit son cours, comme nous l’avons déjà éprouvé l’an dernier avec la remise en cause des Réseaux d’aide spécialisés pour les enfants en difficulté, avec lesquels les CAPP travaillent –du reste- en étroite collaboration depuis des années.

Les nouvelles annonces de suppression de postes spécialisés de l’Education nationale remettent à présent en cause l’existence de ces structures, avec comme conséquence une nouvelle réduction de moyens pour les enfants en difficulté, et un nouvel abandon des dispositifs préventifs. Un nouveau désengagement de l’Etat dans la prévention des décrochages alors même que le Ministre de l’Education nationale développe des projets sécuritaires et répressifs, à visées spectaculaires comme il l’a fait récemment avec l’annonce d’installation de portiques à métaux à l’entrée des établissements scolaires ou encore d’un droit de fouille corporelle des enseignants sur les élèves.

Conscients de ces dérives, nous voudrions savoir, Monsieur le Maire, dans quelle mesure les moyens alloués aux CAPP parisiens seront maintenus pour la rentrée prochaine et les années à venir.

Je vous remercie.

Publié le

12 juin 2009