Rechercher sur le site

QUESTION D’ACTUALITE RELATIVE AUX PRATIQUES DE VENTE IMPROVISEES PORTE DE MONTREUIL

QUESTION D’ACTUALITE DE PIERRE MANSAT AU MAIRE DE PARIS

Monsieur le Maire, Monsieur le Préfet,

Les habitants du quartier de la Porte de Montreuil subissent depuis plusieurs mois de graves désordres liés à une occupation illégale du domaine public par des centaines de vendeurs improvisés.

Il ne s’agit pas là de pratiques traditionnelles, bien identifiées comme celles des puciers ou des biffins, auxquelles une première réponse a pu être apportée par notre municipalité dans le quartier de la Porte Montmartre. Dans ce cas, il semble bien qu’il s’agisse du développement d’un véritable marché de la misère avec la mise en vente de n’importe quelle marchandise, quel qu’en soit l’état.

Le développement de ce marché improvisé semble se faire en dehors de toute organisation identifiée et engendre de fait de nombreux problèmes qui vont du respect des réglementations d’hygiène à celles de l’occupation de l’espace public.

Ce phénomène s’étend et face à cela les riverains manifestent une exaspération grandissante elle aussi. Dans cette affaire, il nous semble que tous les protagonistes sont à prendre en compte.

Nous ne pouvons pas rester insensibles à la situation de ces vendeurs improvisés, très certainement confrontés à une situation extrêmement précaire qui, on peut le supposer, explique ce recours à un commerce anarchique. Les riverains, excédés par une occupation désorganisée de la voie publique, et qui les expose à de nombreuses nuisances. Les intérêts des acheteurs, enfin, qui n’ont pas la moindre garantie sur l’origine des marchandises, et notamment des éventuels produits alimentaires. Eux-mêmes sont sans doute contraints à acheter des produits, souvent hors d’usage.

Monsieur le Maire, Monsieur le Préfet, cette situation appelle des réponses urgentes, dans l’intérêt de tous : à la fois celui des riverains, qui aspirent légitimement à la tranquillité ; également dans l’intérêt de celles et ceux, souvent en très grande précarité, qui commercent sur ces lieux et dont un suivi social s’avère nécessaire. Il ne nous semble pas que les interventions policières ou judiciaires soient la réponse exclusive à donner à ce problème.

Par un vœu de l’exécutif, le mois dernier, le Conseil de Paris a demandé à ce que des prises en charges sociales individualisées soient diligentées. Pouvez-vous nous informer des suites données par notre municipalité en ce sens ?

Je vous remercie.

Publié le

12 mai 2010