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QUESTION D’ACTUALITE SUR LES CONSEQUENCES DE LA CRISE A PARIS

Monsieur le Maire, chers collègues, permettez-moi, à mon tour, de revenir sur l’actualité de la crise. Certains l’ont dit avant moi, en particulier René Dutrey, la crise touche les finances de notre Ville, mais elle ne touche pas que ses finances. Depuis plusieurs mois, elle s’insinue dans le quotidien de nombreux Parisiens, menaçant leur emploi, leur pouvoir d’achat, voire leur logement.

La crise, c’est 1.900 femmes et 2.400 hommes de plus à Paris en demande d’emploi, au seul mois de janvier. Sur une année, l’augmentation du nombre de ces demandeurs d’emploi parisiens est de 4,8 %, mais elle est surtout de 7,3 % sur les six derniers mois.

La crise, ce sont aussi ces marchés de la misère qui se généralisent. Je pense notamment au 18e arrondissement, à la porte Montmartre où on a maintenant des centaines d’hommes et de femmes qui se retrouvent à revendre des objets qu’ils ont trouvés dans les poubelles. Face à cette situation, le moins qu’on puisse dire, c’est que le Gouvernement n’agit pas, on devrait même dire qu’il provoque. Il provoque notamment quand il maintient ce bouclier fiscal, qui nargue l’ensemble des victimes de la crise. Vous savez, ce bouclier fiscal qui fait que 834 contribuables se retrouvent avec des chèques, en moyenne de 368.000 euros, des gens qui reçoivent cela alors qu’ils ont parfois un patrimoine de 15 millions d’euros, selon les chiffres donnés par le Ministère de l’Economie et des Finances.

C’est cela la réalité, même si cela vous gêne. La sagesse voudrait évidemment que le Gouvernement renonce au bouclier fiscal. La sagesse voudrait aussi que, dans ce contexte difficile, l’Etat cesse de se désengager sur les collectivités locales, dès qu’un problème ou une situation révèle son impuissance. La sagesse voudrait tout cela. D’ailleurs, vous avez entendu Dominique de Villepin, qui disait : la sagesse plutôt que la banane. Manifestement, certains préfèrent la banane ! C’est pourquoi, Monsieur le Maire, le groupe communiste et élus du parti de gauche aimerait savoir comment la Municipalité compte agir pour que l’Etat rembourse sa dette à l’égard des Parisiennes et des Parisiens. Ces 300 millions d’euros, dont nous avons déjà eu l’occasion de parler ici, et qui seraient bien utiles dans le contexte de crise auquel nous sommes confrontés.

Nous aimerions également savoir quelles sont les prochaines mesures, qui contribueront dans notre Ville à Paris, à créer ce bouclier social dont nous avons besoin dans le contexte difficile que nous traversons.

Je vous remercie.

Publié le

12 avril 2009