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Question d’actualité sur la répression des manifestations de soutien au Peuple kurde

Demande d’ explications sur les violences policières contre les Kurdes le 8 février dernier
Nicolas Bonnet Oulaldj

Monsieur le Préfet,

J’ai été saisi par des militants de la cause Kurde de Paris sur le traitement de la manifestation à proximité de l’ambassade de Turquie ce 8 février.

Ce 8 février les manifestants protestaient devant l’ambassade de Turquie contre le bombardement de villes Kurdes par le gouvernement d’Ankara, suite à l’annonce de l’anéantissement de la ville de Cizré réduite en miettes et de plus de 100 cadavres trouvés brûlés.

Monsieur le Préfet, la situation au Moyen Orient ne cesse de se complexifier.
La communauté internationale a souligné le rôle irremplaçable des Kurdes sur le territoire Irakien et en Syrie afin de faire reculer les extrémistes de Daech.
La ville de Kobane a été le symbole de cette résistance.

Rappelons qu’hier un appel de 100 parlementaires européens a été rendu public demandant le retrait du PKK de la liste des organisations terroristes par l’Union Européenne.

Depuis plusieurs années, les puissances mondiales, dont le seul objectif devrait d’être le chemin de la paix, se font la guerre par forces locales interposées.
Mais la Turquie en particulier, dont le rôle reconnu de soutien à Daesh a une constante, celle de vouloir écraser le peuple Kurde. Chaque jour des journalistes, juristes, élus, universitaires, syndicalistes et de nombreux enfants sont actuellement emprisonnés en turquie.

Nous ne souhaitons pas que Paris devienne un nouveau terrain d’affrontement contre la communauté Kurde.

Pouvez-vous nous expliquer ce qui s’est réellement passé le 8 février devant l’ambassade de Turquie et qui s’est conclu par 30 arrestations de manifestants ? Pourquoi ces arrestations ? Toutes les vidéos donnent à voir une manifestation pacifiste.

Pouvez-vous nous expliquer ce qui s’est passé après les arrestations et durant les mises en garde à vue dans le commissariat ? Tout particulièrement les militantes ont été victimes de violences verbales, gravement insultées, de façon raciste et sexiste ?
Nous pensons qu’il ne s’agit pas d’un fait divers et tenons à vous exprimer notre inquiétude. Est-ce que des manifestants qui tentent de se faire entendre sur des crimes commis contre l’Humanité dans leur pays, et dont les slogans sont la fin des massacres, la fin de la guerre et la paix doivent ils craindre, ici aussi, les forces de police ?

Ce n’est pas l’idée que nous ne faisons de Paris, de son attachement à la liberté d’expression et à la paix.

Publié le

16 février 2016

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