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Question d’actualité relative au dispositif "Vacances arc en ciel"

A la veille des départs en vacances, Nicolas Bonnet Oulaldj interroge la Maire de Paris sur les améliorations à opérer suite bilan tiré du dispositif "vacances arc-en-ciel" 2018 et sur l’organisation des inscriptions en 2019.

Retrouvez son intervention.

Madame la Maire, mes chers collègues,

L’école est finie depuis quelques jours et les jeunes Parisiens goutent ainsi le plaisir des grandes vacances. Plaisir qui hélas n’est pas le même pour tous.

Il y a celles et ceux qui ont la chance de partir en vacances. Et puis il y a les autres. Celles et ceux qui sont, souvent pour des raisons économiques, obligés de rester à Paris pendant l’été.

De fait, le droit aux vacances, droit issu des conquêtes du Front populaire, n’est pas effectif pour tous. Chaque année, 22 millions de Françaises renoncent à partir en vacances dont 3 millions d’enfants. Les associations dénoncent une baisse des aides au départ en vacances.

A Paris, 22% des enfants sont sous le seuil de pauvreté. Ce sont souvent des enfants issus de familles monoparentales, vivant dans des quartiers populaires, qui n’ont pas les moyens de partir.

Depuis plusieurs années, des milliers de jeunes partent en vacances grâce aux dispositifs des Vacances Arc-en-ciel. Cela leur permet de découvrir des lieux et des paysages inconnus. Cela leur permet aussi la rencontre avec l’autre. Cette ouverture à d’autres horizons est fondamentale pour le développement et l’enrichissement des enfants.

Nous sommes particulièrement attachés aux vacances Arc-en-ciel pour les enfants. Nous les avons défendues en 2015 par un amendement au budget de 200 000 euros. Nous les avons défendues en février 2018, en exigeant, aux côtés des parents mobilisés, le maintien de ces colonies de vacances.

En septembre 2018, nous demandions de réaliser un bilan du dispositif, bilan qui a confirmé son caractère social, avec une forte représentation des publics les moins favorisés et des classes moyennes. Selon ce bilan, ce sont un peu moins de 4 000 enfants qui ont bénéficié des séjours Arc en ciel en 2018. On peut cependant penser que le nombre des inscriptions en 2018 a été limité par la remise en place tardive du dispositif. Nous avions d’ailleurs déposé un amendement budgétaire pour abonder l’enveloppe destinée aux Vacances arc en ciel pour permettre à davantage d’enfants de partir. Amendement qui avait été repoussé. Pourtant de nombreux parent semblent ne pas avoir eu de rendez-vous d’inscription cette année. Aussi, nous souhaitons savoir si toutes les demandes de départ ont été satisfaites ? Combien d’enfants ont pu partir cette année ? Combien ont vu leur demande refusée ?

Par ailleurs, ce même bilan faisait état de la nécessité de moderniser les modalités générales d’inscription pour mieux répondre aux contraintes, besoins et attentes des familles. Nous avions déjà souligné la nécessité d’avoir des agents sur des postes pérennes qui puissent travailler sur le dispositif des Vacances arc en ciel, pour le faire connaitre, pour travailler à l’offre éducative avec les partenaires accueillant les enfants. Comment et par qui sont organisées les inscriptions cette année ? Quelles améliorations ont été apportées suite au bilan 2018 ?

Il nous est remonté de la part de certaines structures des difficultés nouvelles cette année, notamment pour la réservation des voyages en train pour les enfants qui était jusque-là assurée par la ville. Qu’en est-il ?

Publié le

9 juillet 2019

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