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Un rapport pour développer l’emploi

Au-delà de la productivité et de la création de richesse, l’enjeu ce rapport, c’est la création de l’emploi lié à l’économie circulaire et la place croissante de l’économie sociale et solidaire. C’est aussi renforcer les clauses sociales et environnementales dans la commande publique. La réhabilitation des métiers manuels peut casser ces hiérarchisations symboliques entre les salariés et des projets de vie.

Retrouvez l’intervention de Danièle Premel

Madame La Maire, mes chers collègues,

Au-delà de la productivité et de la création de richesses, l’ambition de ré-industrialisation raisonnée à Paris est de faire du développement de l’emploi l’objectif premier de ce rapport. Nous savons tous que ce sont les travailleurs les moins qualifiés et les moins diplômés qui sont le plus mal dans l’accès à l’emploi et que le chômage détruit le tissu social dans les quartiers les plus défavorisés.

Réindustrialiser Paris, c’est soutenir le développement de l’économie circulaire et la place croissante de l’économie sociale et solidaire, mais c’est aussi renforcer fortement les clauses sociales et environnementales dans la commande publique.

C’est aussi placer la question de l’intégration sociale et de l’insertion professionnelle au cœur de ce projet en promouvant de nouvelles formes entrepreneuriales, comme les S.C.O.P. et les coopératives d’activité et d’emploi.

Le regain d’emplois industriels parisiens passera également par la valorisation des parcours d’apprentissage professionnel des formations en alternance. Celles-ci sont encore considérées comme des filières moins prestigieuses que les parcours d’études générales, mais notre Ville doit promouvoir des formations techniques à haut niveau et de qualité.

Cette réhabilitation des métiers manuels nous semble très importante et peut casser les hiérarchisations symboliques entre les salariés et des projets de vie. Tout le monde ne rêve pas d’être milliardaire et le statut d’ouvrier, d’artisan, d’employé sont des statuts que les personnes sont fières de porter et d’assumer.

Favoriser ces formations, c’est également favoriser les conditions d’apprentissage et, en premier lieu, rapprocher les élèves en alternance de leur lieu de travail. Nous nous réjouissons à ce titre des avancées permises dans ce domaine par la convention signée entre la Chambre des métiers, de l’artisanat, l’Union professionnelle et artisanale, l’Union régionale des foyers et services pour favoriser l’hébergement des jeunes apprentis. C’est une initiative à renforcer et à développer.

Je vous remercie.

Publié le

5 octobre 2015

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