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Le Conseil de Paris rend hommage à Coccinelle

Le groupe communiste-Front de Gauche a souhaité rendre hommage à Coccinelle, figure de la vie culturelle parisienne et française. De par son talent, Coccinelle aura marqué de son empreinte les années 50 et 60. Première célébrité française à avoir pu changer d’état civil, l’hommage que nous lui rendons aujourd’hui l’a fait entrer dans la mémoire collective, un symbole de la lutte contre la transphobie. Retrouvez l’intervention de Raphaelle Primet

Madame la Maire, mes cher.e.s collègues,

Le groupe communiste-front de gauche souhaite rendre hommage à Jacqueline Dufresnoy, Coccinelle de son nom de scène, née en 1931 à Paris et décédée en 2006.

Coccinelle était une figure singulière de la sphère culturelle parisienne des années 1950 et 1960, étant donné que l’essentiel de sa carrière s’est déroulé à Paris, figurant parmi les têtes d’affiches des cabarets chez Madame Arthur et au Carrousel.

Son spectacle Chercher la femme, écrit et mis en scène à L’Olympia en 1963 par Bruno Coquatrix, rencontre un franc succès, puis la conduit à entamer des tournées planétaires, lui faisant acquérir une renommée mondiale.

Après quelques années passées à se produire dans un cabaret berlinois, Coccinelle renoue avec le succès en France dans les années 1980 par le biais de nombreux spectacles et émissions de télévision et publie également son autobiographie.

Au-delà de la célébration de son talent indéniable en tant qu’artiste, nous souhaitons que l’apposition d’une plaque en hommage à Coccinelle soit l’occasion d’inclure des personnes transgenres dans la mémoire collective parisienne et de leur donner de la visibilité dans l’espace public de notre ville.

En effet, en 1958, Coccinelle a été la première célébrité française à pouvoir changer d’état civil.

Ce vœu rappelle le chemin qu’il reste à parcourir pour ces luttes contre la transphobie en France. Nous souhaitons souligner l’urgence de faciliter le changement d’état civil pour les personnes transidentitaires, qui n’est actuellement encadré par aucune loi, et se traduit par des procédures longues, humiliantes, médicalisées à outrance et associées à une pathologie.

Ainsi, les personnes transgenres sont maintenues dans une situation les exposant particulièrement à la marginalisation, la précarisation et aux violences en raison de leur vulnérabilité.

Ce vœu prend un relief particulier en ce 17 mai qui est la journée internationale contre la « LGBTphobie » et 3 ans après l’adoption de la loi sur la Mariage pour tous.

Je vous remercie.

Publié le

23 mai 2016

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