Rechercher sur le site

Rassemblons les élus pour un moratoire

Pour la 4 ème année, le gouvernement a décidé de priver les collectivités locales de 3,5 milliards d’euros de dotation.

Paris contribuera pour 280 millions à cet « effort ». Depuis 2012 c’est 1 milliards d’euros que l’État a subtilisé dans les caisses de la ville. Cette année la dotation de l’État couvre à peine la participation de la ville aux fonds de péréquation.
A l’instar des élus communistes et républicains, qui l’ont récemment demandé dans un courrier à Manuel Valls, Anne Hidalgo vient d’exiger un moratoire sur la baisse des dotations. Elle a raison et nous soutenons sa demande. Car si Paris peut s’enorgueillir de ne pas avoir baissé la voilure en matière d’investissement public : 10 milliards d’euros pour la mandature, ce n’est pas le cas des villes et villages de France. En moyenne l’investissement des collectivités locales a baissé de 22% ces deux dernières années.

Moins d’investissement, c’est moins de chantiers et moins de chantiers, c’est moins d’emplois. Le moratoire permettrait la remise en oeuvre d’une vraie réforme de la fiscalité locale. Mainte fois promise et annoncée, elle est toujours dans les cartons du ministère des Finances. Nous proposons une réforme ambitieuse et juste pour les populations. En particulier, il faut taxer les actifs financiers pour contribuer aux politiques d’investissement. L’ampleur de l’évasion fiscale révélée par l’affaire « Panama papers » et le rapport du sénateur communiste Eric Bocquet mettent à l’ordre du jour la nécessité de récupérer ces sommes y compris par la contrainte judiciaire.

De plus, Paris a remis il y a plus d’un an les conclusions du colloque organisé, à notre initiative, sur les finances locales, au gouvernement. Qu’en a-t-il fait ? Rien.

En attendant ce sont encore des mesures d’économies qui sont annoncées pour Paris. 120 millions sur le fonctionnement.
Nous continuerons de nous exprimer pour qu’avant toute économie, on obtienne des nouvelles recettes. La taxe sur les logements et les bureaux vacants et sur les résidences secondaires doivent être réévaluée.

Nicolas Bonnet Oulaldj

Président du groupe Communiste Front de Gauche

Publié le

14 avril 2016

Auteur-e-s