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Réaction aux propositions d’Anne Hidalgo sur le statut de Paris

Communique de presse
22 septembre 2015

Anne Hidalgo demande à ce que Paris soit traitée comme toutes les communes de France. Le groupe communiste partage cette opinion.

Nous approuvons les demandes de la Maire quand à une simplification des relations avec l’État et sommes d’accord pour que la ville soit désormais une collectivité à part entière. Nous pensons qu’il faut nous débarrasser d’une tutelle tatillonne qui existe encore sur les questions d’urbanisme, de voirie et de vie quotidienne. Comme la Maire, nous ne souhaitons pas le transfert des pouvoirs de police.

Pour nous, l’État doit être un partenaire et pas une tutelle. La première des batailles que nous devons mener en tant qu’élus de gauche, reste la bataille des moyens accordés aux collectivités locales pour développer le service public. Mais la politique de baisse des dotations et le renforcement de la tutelle comme sur la définition du périmètre des zones touristiques internationales ont fait déborder le vase. Nous considérons que c’est aux parisiens, salariés et habitants et à leurs élus, de décider et non pas au Ministre de l’économie et des finances.

En revanche, l’annonce de la fusion département-ville qui existe de fait et qui transformerait Paris en une collectivité à compétence double, mérite un véritable débat. En proposant cela, la maire de Paris réouvre le débat sur l’existence des départements en zone métropolitaine. Nous ne sommes pas certains que Christian Favier et Stéphane Troussel, présidents des conseils départementaux du 94 et 93, soient sur la même longueur d’onde.

Si Paris ressent la nécessité d’être une collectivité unique, il y a fort à parier que certains, à droite en profitent pour redemander l’absorption des départements de la première couronne à la Métropole.

Enfin, sur la question des arrondissements et de leur pertinence, il ne faut pas en rejeter le principe. Mais alors, il faut avoir pour boussole, les demandes des parisiens en matière de démocratie, de dialogue avec les élus sur les projets locaux et sur le développement des services publics de proximité.
En tout état de cause, comme nous l’avions demandé pour la Métropole parisienne nous souhaitons qu’il y ait un vrai débat démocratique préalable et qu’à son issue les parisiens puissent s’exprimer par un référendum local.

Nicolas Bonnet-Oulaldj
Président du groupe Communiste –Front de Gauche
Au Conseil de Paris

Publié le

22 septembre 2015

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