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Voeu relatif au service dans les stations du métro et les gares du RER

Ces dernières années, le service dans les stations du métro et les gares du RER est marqué par une dégradation sensible. Les baisses d’effectifs de la RATP entraînent une véritable désertification du réseau, vecteur de multiples conséquences néfastes (allongement du temps pour acheter un billet, SAV plus long...). C’est pourquoi nous avons porté un voeu afin d intégrer dans les négociations entre le STIF et la RATP la question de la présence humaine pour le service aux usagers.

Retrouvez notre voeu amendé par l’éxécutif et adopté

Vœu déposé par Nicolas BONNET OULALDJ, Didier LE RESTE et les élu-e-s du groupe Communiste-Front de gauche

Les transports en commun sur le territoire parisien et en Ile-de-France jouent un rôle fondamental pour lutter contre la pollution atmosphérique, préserver l’environnement et la santé publique, et développer un modèle de société qui s’inscrit pleinement dans la transition écologique. Leur attractivité est par conséquent un enjeu majeur.
Or, ces dernières années, le service dans les stations du métro et les gares du RER est marqué par une dégradation sensible :

•La première raison en est la suppression de la vente manuelle engagée en 2009 dans 347 stations sur 367 et son remplacement par des fronts de vente automatiques. Pour l’usager, ceci s’est traduit dans les faits par un allongement notable du temps pour obtenir un titre de transport. Par ailleurs, environ 20% des usagers (notamment parmi les touristes, les personnes âgées, les personnes illettrées, les voyageurs occasionnels) rencontrent des difficultés à se servir des appareils de vente. Enfin, certaines opérations autrefois réalisées au guichet ne sont plus possibles aujourd’hui, comme le paiement par chèque ou l’achat de titres pour les groupes (scolaires, touristes ou associatifs).

• Second constat : un service après-vente à deux vitesses s’est mis en place avec des différences de traitement des usagers selon les lieux et les problématiques. Désormais, dans plus des deux-tiers des cas (205 stations de métro sur les 301 existantes, et 50 gares du RER sur 66), l’usager qui rencontre un problème avec son Pass Navigo ne peut plus être dépanné immédiatement et doit patienter 48 heures au minimum. Dans l’attente, il se voit proposer un titre de dépannage … ou bien il est invité à se rendre par ses propres moyens dans une station dénommée « Comptoir + » où le service après-vente immédiat existe encore.

• Enfin, on assiste à une véritable désertification du réseau de métro et de RER. Les effectifs des personnels des stations et des gares ont ainsi diminué de près de 10% en 4 ans (5511 opérateurs en 2010, 4995 en 2014). Les conséquences en sont multiples : développement de trafics de différentes sortes, vente à la sauvette de titres de transports non-conformes, multiplication des agressions, sentiment d’insécurité grandissant pour les usagers.

Certains de ces points avaient fait l’objet d’un vœu adopté en Conseil de Paris les 22 et 23 avril 2013, demandant une présence humaine continue sur l’ensemble des guichets d’information.

Depuis cette date, aucune correction notable n’a cependant été apportée. Au contraire, tout laisse craindre une accentuation des problèmes. En effet, en application d’une politique centrée sur la réduction des coûts, l’orientation actuelle est d’adapter le service et l’organisation du travail pour continuer à supprimer des postes dans les stations de métro et les gares du RER. L’installation d’écrans vidéo mettant en scène un agent RATP virtuel pour orienter les usagers (en expérimentation sur la ligne 3 à Galliéni) est emblématique de cette dérive où la technologie est utilisée pour remplacer l’humain et non pas pour améliorer le quotidien des Franciliens.

Un véritable service public implique la réhumanisation du réseau, avec la présence de personnel qualifié dans chaque station et gare pendant toute la durée du service. Cette présence permanente d’agents publics permettra de délivrer des informations rapides et fiables pour les usagers ; et elle est un facteur de sécurité, car la présence humaine est préventive et dissuasive, alors que la vidéosurveillance ne joue bien souvent qu’un simple rôle curatif.

Considérant les négociations en cours entre le Syndicat des Transports d’Ile de France (STIF) et la Régie Autonome des Transports Parisiens (RATP) ;
Considérant l’engagement de la Mairie de Paris à lutter contre la pollution atmosphérique sur son territoire, qui est un enjeu environnemental et de santé publique primordial ;

Sur proposition de Nicolas Bonnet Oulaldj, de Didier le Reste et des élu-e-s du groupe Communiste Front de gauche, le Conseil de Paris émet le vœu :

- Que la Maire de Paris interpelle la Régie Autonome des Transports Parisiens (RATP) et le et le Syndicat des Transports en Ile-de-France (STIF) afin que soient garanties dans les stations du métro et les gares du RER Parisiennes les conditions d’un véritable service public du transport, impliquant l’accès pour tous les usagers, donc dans chaque station du métro et gare du RER, à la totalité des services.

- Que cet objectif nécessite :

oLa réhumanisation du réseau, avec la présence de personnel dans chaque station et gare pendant toute la durée du service, permettant de délivrer des informations rapides et fiables pour les usagers ;

oLa vente de l’ensemble des titres de transport et la possibilité de les acheter avec n’importe quel moyen de paiement.

oLa reprise de la vente manuelle comme condition d’une égalité de traitement de chaque usager et que la vente automatique restant complémentaire.

oUn service après-vente des usagers uniforme et immédiat partout.

- Que l’ensemble de ces prérogatives exige l’embauche supplémentaire de personnel qualifié, afin de rendre le service public des transports de qualité qu’est en droit d’attendre l’usager.
- Que ces points figurent dans les obligations du contrat passé entre le STIF et la RATP et qui est actuellement en cours de négociation en vue de son renouvellement.

Vœu amendé par l’éxécutif
au vœu déposé par Nicolas BONNET OULALDJ, Didier LE RESTE et les élu-e-s du groupe Communiste-Front de gauche

Les transports en commun sur le territoire parisien et en Ile-de-France jouent un rôle fondamental pour lutter contre la pollution atmosphérique, préserver l’environnement et la santé publique, et développer un modèle de société qui s’inscrit pleinement dans la transition écologique. Leur attractivité est par conséquent un enjeu majeur.

Or, ces dernières années, le service dans les stations du métro et les gares du RER est marqué par une dégradation sensible :
-  La première raison en est la suppression de la vente manuelle engagée en 2009 dans 347 stations sur 367 et son remplacement par des fronts de vente automatiques. Pour l’usager, ceci s’est traduit dans les faits par un allongement notable du temps pour obtenir un titre de transport. Par ailleurs, environ 20% des usagers (notamment parmi les touristes, les personnes âgées, les personnes illettrées, les voyageurs occasionnels) rencontrent des difficultés à se servir des appareils de vente. Enfin, certaines opérations autrefois réalisées au guichet ne sont plus possibles aujourd’hui, comme le paiement par chèque ou l’achat de titres pour les groupes (scolaires, touristes ou associatifs).
-  Second constat : un service après-vente à deux vitesses s’est mis en place avec des différences de traitement des usagers selon les lieux et les problématiques. Désormais, dans plus des deux-tiers des cas (205 stations de métro sur les 301 existantes, et 50 gares du RER sur 66), l’usager qui rencontre un problème avec son Pass Navigo ne peut plus être dépanné immédiatement et doit patienter 48 heures au minimum. Dans l’attente, il se voit proposer un titre de dépannage … ou bien il est invité à se rendre par ses propres moyens dans une station dénommée « Comptoir + » où le service après-vente immédiat existe encore.
Enfin, on assiste à une diminution de la présence humaine dans le réseau de métro et de RER. Les effectifs des personnels des stations et des gares ont ainsi diminué de près de 10% en 4 ans (5511 opérateurs en 2010, 4995 en 2014). Les conséquences en sont multiples : développement de trafics de différentes sortes, vente à la sauvette de titres de transports non-conformes, multiplication des agressions, sentiment d’insécurité grandissant pour les usagers.

Certains de ces points avaient fait l’objet d’un voeu adopté en Conseil de Paris les 22 et 23 avril 2013, demandant une présence humaine continue sur l’ensemble des guichets d’information.

Un véritable service public implique la présence de personnel qualifié dans chaque station et gare pendant toute la durée du service. Cette présence permanente d’agents publics permettra de délivrer des informations rapides et fiables pour les usagers ; et elle est un facteur de sécurité, car la présence humaine est préventive et dissuasive, alors que la vidéosurveillance ne joue bien souvent qu’un simple rôle curatif.

Considérant les négociations en cours entre le Syndicat des Transports d’Ile de France (STIF) et la Régie Autonome des Transports Parisiens (RATP) ;

Considérant l’engagement de la Mairie de Paris à lutter contre la pollution atmosphérique sur son territoire, qui est un enjeu environnemental et de santé publique primordial ;

Sur proposition de Nicolas Bonnet Oulaldj, de Didier le Reste et des élu-e-s du groupe Communiste Front de gauche, le Conseil de Paris émet le voeu :

- Que la Maire de Paris interpelle la Régie Autonome des Transports Parisiens (RATP) et le Syndicat des Transports en Ile-de-France (STIF) afin que soient intégrées aux négociations du contrat STIF/RATP :

-  la question du renfort et de l’optimisation de la présence de personnel dans les stations et gares pendant toute la durée du service, permettant de délivrer des informations rapides et fiables pour les usagers ;
-  la vente de l’ensemble des titres de transport et la possibilité de les acheter avec n’importe quel moyen de paiement ;
-  la question de la vente manuelle ;
-  un service après-vente des usagers uniforme et immédiat partout.

Publié le

26 mai 2015

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