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Salles de consommation de drogue à moindre risque : une urgence sanitaire et sociale

Communiqué d’Alain Lhostis du 29 août 2012

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Le Conseil de Paris a voté en octobre 2010 son accord de principe pour ouvrir une ou des salles de consommation de drogues à moindres risques dans le Nord-Est parisien.

La ministre de la santé a déclaré en juillet qu’elles « sont intéressantes et utiles », confirmant l’engagement favorable du Président de la République. Elle doit donc prendre les dispositions règlementaires nécessaires à une expérimentation.

Celle-ci doit se faire sans précipitation, mais sans retard. Elle doit s’inscrire dans une redéfinition des missions de la MILDT, dans le sens de la politique de réduction des risques qui a permis de faire chuter le nombre de morts par overdose ou les contaminations au VIH ou au VHC, en abandonnant la politique répressive et culpabilisante prônée ces dernières années dont on mesure l’inefficacité en matière de santé ou de tranquillité publiques.

L’exemple des villes européennes qui ont ouvert de tels lieux, parfois depuis des années, confirme le bien fondé de cette approche.

La municipalité parisienne doit engager maintenant une concertation avec les populations, les associations des 10ème, 18ème et 19ème arrondissements pour que la mise en place de ces structures de santé publique se fasse dans les meilleures conditions possibles d’acceptabilité.

Pour ma part, je suis favorable à une implantation dans le 10ème arrondissement, conformément au vœu adopté sur ma proposition par le conseil du 10ème arrondissement.

Je demande au maire du 10ème d’organiser, sur le thème de la réduction des risques et de la place de ces salles de consommation dans ce dispositif, la consultation et l’information des habitants de l’arrondissement.

Publié le

30 août 2012

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