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Sauvegardons la Parisienne de Photographie

Patrimoine inestimable à l’aune de l’engagement de la feuille de route municipale qui fait du développement de l’art dans la ville l’une des principales priorités. Nous demandons la création d’un pôle de service public photographie dans l’intérêt de la mise en valeur de la capitale et de sa capacité créative et artistique ; la protection des emplois des salarié-es de la Parisienne de Photographie.

Retrouvez l’intervention de Raphaëlle Primet

Mes chers collègues,

Nous voulions vous interpeller sur l’avenir de la Parisienne de photographie et de ses salariés. Cette agence, dont la réputation n’est plus à faire, est aujourd’hui en danger. Sa situation financière inquiétante, due à une responsabilité collective des instances dirigeantes, a conduit à un audit financier. Les salariés de la Parisienne ont une expertise, une expérience et des compétences exceptionnelles, ce qui malheureusement se raréfie dans les métiers de l’art aujourd’hui. Il n’est donc pas possible d’envisager un plan social qui coûterait à la Parisienne en termes de qualité.

De plus, Madame la Maire, vous aviez pour ambition, dans la feuille de route de Monsieur l’adjoint en charge de la culture, de développer - je cite - l’art dans la ville et de créer une artothèque-photothèque afin de diffuser davantage les collections de la Parisienne de photographie. Je souhaite que nous réunissions toutes les conditions pour la rendre réalisable à horizon 2017.

Personne ne nie les difficultés actuelles de la Parisienne, mais les salariés sont prêts à faire évoluer leur ambition afin de pouvoir s’y adapter. Ils ont de plus déjà reçu le soutien de plusieurs acteurs culturels de renom et de la presse nationale. Porter une ambition autour de la Parisienne est une nécessité, sinon c’est mettre en danger le fonds Roger-Viollet, se priver d’un label photo "Fabriqué à Paris" et du rayonnement culturel prestigieux que sa réputation apporte. Il est notable de souligner que l’audit a aussi mentionné l’importance de l’image de marque que la Parisienne apporte à la ville.

Permettez-moi aussi de m’interroger sur la pertinence de la nomination comme nouveau D.G. de M. Nicolas BOUILLANT, qui vient de l’A.P.-H.P. et de l’aménagement du territoire.

Enfin, les éléments financiers ne peuvent être les seuls déterminants dans une politique culturelle. Nous avons besoin de maintenir cette politique culturelle ambitieuse à la hauteur de notre patrimoine, de notre rayonnement international et de notre histoire.

Je vous remercie.

Publié le

5 juillet 2017

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