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Stop au tri sélectif des étudiant, retrait de la loi ORE

Madame la maire, mes chers collègues,

Au vu de l’importance du sujet, au vu de l’actualité toujours brulante, au vu du passage en force injustifiable du gouvernement sur le sujet, au vu du nombre d’Universités sur Paris, nous revenons sur le sujet des Universités.

Nous avons alerté cette assemblée dès décembre, puis à nouveau en février puis mars. Nous avions alerté dès le début sur le fait que la loi désormais votée introduisait une sélection généralisée à l’université.

Cette sélection a pour but et conséquence d’organiser à grande échelle un tri sélectif sur les étudiants. Et comme le nombre d’étudiants ne cesse d’augmenter, +27.000 l’année prochaine, et comme les moyens pour l’université ne cessent de baisser (en particulier le nombre de chercheurs et d’enseignants chercheurs), bien sûr, une réponse facile est de décourager les étudiants, en les aiguillant sur des filières qu’ils ne voudraient pas forcément.

La loi sur la sélection est donc une mauvaise loi. Elle remet en question la démocratisation de l’enseignement supérieur. Alors que nous avons besoin de plus en plus de jeunes bien formés, ayant eu accès à un savoir complexe, le gouvernement enclenche plutôt la En Marche Arrière.

Toutes les difficultés et injustices de cette loi vont bientôt apparaitre. Et plutôt que d’attendre de voir le gâchis, nous prenons les devants : nous soutenons les mobilisations étudiantes et nous continuons de demander dans notre vœu le retrait de l’application de cette loi.

Non pas pour rester dans le statut. Mais pour ouvrir un réel processus de négociations visant à transformer le supérieur, mettant les moyens en face des besoins.

Le savoir est un atout. Mégoter sur le savoir, le distiller au compte-goutte, n’est pas à la hauteur de ceux qui se prennent pour Jupiter.

Promouvoir l’émancipation par le savoir pour tous reste notre objectif.

Publié le

4 mai 2018

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