Rechercher sur le site

UN PREMIER PAS VERS UNE REFORME DE LA FISCALITÉ

Communiqué de presse
18 mai 2015

Si le gouvernement avait lancé en grand la reforme de la fiscalité nous n’aurions pas eu besoin de proposer les assises de la fiscalité locale qui se sont tenues aujourd’hui.

Bon nombre d’intervenants s’ils ne sont pas forcément d’accord sur les solutions sont en revanche plutôt d’accord sur le constat.

Les collectivités locales sont asphyxiées par le choix du gouvernement de baisser les dotations et d’augmenter les péréquations horizontales pour pouvoir financer, en contre partie, le CICE en direction des entreprises.

Nous devons faire bouger les lignes pour sortir de l’étau si nous ne voulons pas accentuer les inégalités. L’impôt peut être réhabiliter et soutenable à condition qu’il soit juste et réponde aux besoins des populations par de nouveaux services publics. Notre fiscalité doit être plus simple et capter les nouvelles richesses du 21eme siècle c’est à dire surtout l’argent issu de la spéculation. Nous devons retrouver un cercle vertu en luttant contre l’évasion fiscale et les détournement de l’impôt en tout genre. Les entreprises bénéficiant d’aides ou de niches fiscales doivent rendre des comptes sur la création d’emplois.

A Paris, nous pouvons utiliser tous les moyens pour corriger ces inégalités qui traversent notre ville. Nous pouvons le faire si nous mettons en avant une fiscalité du patrimoine plus juste. C’est ce que nous proposons en demandant l’augmentation des taux de la taxe sur les logements vacants et la taxe sur les résidences secondaires : ces taxes existent déjà mais leur taux est plafonné à un niveau bien trop bas pour réellement inciter les propriétaires à vendre ou louer leur bien pour faire augmenter de l’offre de logement et ainsi contribuer à la baisser des prix de l’immobilier. Plus de justice, c’est aussi le but que nous poursuivons en proposant au législateur de créer un complément aux taxes foncières indexés sur l’ISF.

Sans une mobilisation conjointe des élus et des populations, sans un effort de transparence sur les richesses existantes, il y a fort à penser que ces réformes ne verront pas le jour. Elles sont pourtant nécessaires. Nous avons contribué aujourd’hui à l’information de nos concitoyens dans un débat pluraliste qui a montré de manière assez claire le visage de celles et ceux qui veulent changer la société et ceux qui s’évertuent à répéter le chant du renoncement.

Nicolas BONNET-OULALDJ
Président du groupe des élu-e-s Communiste - Front de Gauche
du Conseil de Paris

Publié le

18 mai 2015

Auteur-e-s