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Un amalgame scandaleux

Communiqué de Nicolas Bonnet-Oulaldj, président du groupe communiste-FdG au Conseil de Paris
Samedi 6 septembre 2014

Le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme (BNVCA) a demandé à la ville de Paris de faire retirer, ainsi que de détruire, les affiches du Parti Communiste et du Parti de Gauche qui soutiennent la libération de Marouane Barghouti.

Cette demande est tout simplement scandaleuse car elle remet en cause la liberté d’expression des partis politiques, reconnue par la constitution française. Mais aussi, parce que le BNVCA ignore ou feint d’ignorer que bien que condamné à perpétuité Marouane Barghouti a toujours nié être responsable du meurtre de civils et qu’il a sans cesse encouragé le juste combat contre l’occupation israélienne.

Ce député du FATAH, élu en 1996, au Conseil législatif de Palestine, est soutenu par des députés européens, le Bloc de la Paix, des membres de la garde israélienne comme l’ancien ministre Yossi Beilin. En 2007, même l’ancien Premier ministre d’Israël Shimon Peres s’était engagé à le gracier.

Marouane Barghouti est un interlocuteur primordial pour la construction de la paix au Proche Orient, sa revendication pour une coexistence pacifique entre deux peuples et deux États, est la position de tous les progressistes.

Cette requête du BNVCA est loin de s’attaquer au terrorisme et au djihadisme : elle tente de faire l’amalgame entre ce combattant de la liberté, comparé à Nelson Mandela (en son temps lui aussi qualifié par certains de « terroriste ») et ceux qui refusent tout dialogue avec Israël.

Est-il besoin de rappeler, que pour les communistes parisiens, la lutte contre l’antisémitisme et toutes formes de racisme font partie de notre engagement permanent et implique de travailler pour une paix juste et durable au Proche Orient.

Nicolas BONNET-OULALDJ
Président du groupe des élu-e-s Communiste - Front de Gauche du Conseil de Paris

Publié le

6 septembre 2014

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