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Un label « fabriqué à Paris »

Le rapport de la Mission d’Information et d’Evaluation (MIE) à l’initiative de notre groupe « Fabriquer à Paris, relever les défis sociaux et environnementaux : quelles filières industrielles d’avenir ? », a été adopté à l’unanimité des élus membres de la MIE. Il sera soumis au Conseil de Paris de septembre.

Après 4 mois de travaux, plus de 80 personnes auditionnées, une dizaine de visites de terrain, c’est un rapport de plus de 200 pages avec 54 préconisations pour relancer la fabrication à Paris qui est remis à La Maire de Paris.

Ce rapport est livré dans un contexte particulier, puisque Paris a connu entre 1990 et 2010 un recul de l’emploi industriel spectaculaire : -63% en dix ans. La capitale ne dénombre plus que 53 000 ouvriers, soit 3% des emplois parisiens. Or Paris pourrait devenir le fer de lance de la « troisième révolution industrielle » et créer plusieurs milliers de nouveaux emplois, en s’appuyant sur les nouvelles technologies et en relevant les défis environnementaux.

La première préconisation du rapport vise à créer un label « fabriqué à Paris » afin de valoriser la créativité et le savoir-faire parisien ainsi que les démarches volontaristes en matière d’emploi et de respect de l’environnement.

Plus d’une dizaine de préconisations portent sur l’action foncière et immobilière de la ville pour favoriser l’implantation de projets de fabrication à Paris, maintenir l’artisanat ou soutenir une industrie écoresponsable, non bruyante et non polluante, qui cohabite avec les habitations et les commerces. Le dispositif Vital’quartier de la SEMAEST et l’implantation d’hôtels industriels par la RIVP sont des exemples à développer.

Une vraie réflexion est proposée à la ville de Paris pour soutenir les entreprises qui s’engagent dans l’innovation sociale et environnementale, qui créent des emplois non délocalisables et participent à réinsertion professionnelle.

L’économie circulaire constitue un autre volet important des préconisations, que ce soit le soutien à l’écoconception, au réemploi, à la réparation des objets ou le recyclage des déchets.

De même, la lutte contre la pollution et la sortie du diesel, nous oblige à ouvrir une nouvelle voie en termes de logistique urbaine non polluante, et de multimodalité des transports de marchandises, par le rail, le fleuve et la route.

L’ensemble des préconisations pourraient être expérimentées sur la future ZAC Bercy-Charenton comme lieu d’un nouvel écosystème industriel, artisanal et logistique, ou encore dans le village Saint- Paul qui pourrait devenir un village des artisans.

Nicolas Bonnet-Oulaldj
Président du groupe Communiste –Front de Gauche
Au Conseil de Paris

Publié le

6 juillet 2015

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