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Urgences de l’Hôtel-Dieu : en finir avec le double langage

Communiqué de Ian Brossat, Président du groupe PCF/PG au Conseil de Paris (jeudi 5 septembre).

Depuis dimanche, personnels et usagers occupent l’Hôtel-Dieu. Ils protestent contre la liquidation de fait des urgences, en dépit des assurances de la ministre.

En effet, si Marisol Touraine a suspendu la fermeture des urgences, tout se passe comme si cette décision n’avait pas été prise. Ces derniers jours, les pompiers auraient reçu la consigne de ne plus adresser de patients à l’Hôtel-Dieu, et la Commission Médicale d’Etablissement (CME) s’est prononcée pour leur fermeture.

Les personnels dénoncent les contre-vérités (démenties par le rapport de la Haute Autorité de Santé) d’une CME qui a tout à gagner à la fermeture. Aujourd’hui, l’Hôtel-Dieu se vide de son sang et on choisit sciemment de ne rien faire. Ce pourrissement, c’est le démantèlement de l’hôpital public qui se poursuit.

Paris manque de lits : on en supprime. Plus de 100.000 patients fréquentent les urgences rénovées de l’Hôtel-Dieu, on les ferme. Au profit d’une juteuse opération immobilière. Que reste-t-il de la décision de la ministre ? Le double-langage et les faux-semblants sont intolérables quand il s’agit de la santé des Parisiens.

Alors qu’on asphyxie l’Hôtel-Dieu, ce sont les patients qui manquent d’air. J’ai écrit aujourd’hui à Marisol Touraine pour lui demander de mettre en œuvre sa décision, ainsi qu’au Maire de Paris pour que les personnels en lutte soient entendus par les Présidents des groupes au Conseil de Paris.

Publié le

5 septembre 2013

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