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Val de Grâce, ni fermeture, ni démantèlement !

Communiqué de Presse
6 novembre 2014,

Hervé BEGUE
Conseiller de Paris
Nicolas BONNET-OULALDJ
Président du groupe des élu-e-s Communiste - Front de Gauche du Conseil de Paris

Dans la logique des politiques d’austérité menées par le gouvernement, avec la loi de programmation militaire qui vise à faire des économies, Jean-Yves Le Drian, Ministre de la défense, a pris la décision de la fermeture de l’hôpital de Val de Grâce.

L’argument avancé par le ministère serait le coût de sa remise aux normes, estimé à 180 millions d’euros (la force de dissuasion nucléaire coute 3,5 milliards d’euros par an et les opérations militaires extérieures coutent, quant à elles, 1 milliard par an), il ne s’agit donc pas d’une logique d’économies mais le résultat d’une politique de rigueur. Cette fermeture s’inscrit dans une politique plus large sur la santé publique avec une nouvelle approche des hôpitaux visant à la contraction des hôpitaux publics, notamment en région parisienne où l’objectif est de réduire les temps d’hospitalisation des patients et l’offre publique de soins au détriment du service public de santé.

L’hôpital du Val de Grâce est un élément majeur de cohérence et de fonctionnement du service de santé des armées. Il est de la responsabilité de l’Etat de le remettre aux normes d’autant plus que les conséquences de sa fermeture couteraient plus cher en termes de santé publique que les 180 millions nécessaires à sa rénovation.

Cette fermeture aurait pour conséquence la diminution de l’offre de soins à Paris. En effet si le Val de Grâce est connu comme hôpital militaire recevant des chefs d’états français et étrangers, il n’en demeure pas moins vrai que 75% des patients sont des civils issus de Paris et sa région. De par son plateau technique d’excellence en coopérant, notamment, avec l’hôpital Cochin, ou en hébergeant le service pneumologie de l’Hôtel Dieu, il contribue à une offre de soin de haut niveau à Paris.

Les élu-es du groupe communiste-Front de Gauche du Conseil de Paris s’opposent à la fermeture du Val-de-Grâce. Nous demandons qu’un audit sur cette question soit effectué par les commissions défense et des affaires sociales du Parlement. En raison du caractère historique de l’Hôpital du Val-de-Grâce, nous proposons également que le site soit déclaré « bien inaliénable de la nation ».

En tout état de cause, les élu-es du groupe communiste-Front de Gauche du Conseil de Paris demandent à l’État d’assumer jusqu’au bout ses devoirs envers le peuple français en termes de défense du territoire et de santé publique.

Hervé BEGUE
Conseiller de Paris
Nicolas BONNET-OULALDJ
Président du groupe des élu-e-s Communiste - Front de Gauche du Conseil de Paris

Publié le

6 novembre 2014

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