Rechercher sur le site

Garantir les meilleurs conditions pour l’apprentissage de la musique

Dans le cadre de la réforme des équipements jeunesse, il est prévu de supprimer les cours individuels de musique en centre d’animation, pour les remplacer par des cours de plus de 5 personnes. Cette décision risque de nuire fortement à l’apprentissage de certains instruments, et certains locaux ne sont pas en capacité d’accueillir ces cours. Il faut que les moyens soient mis en place pour garantir des conditions d’apprentissage de la musique. Retrouvez le vœu maintenu contre l’avis de l’exécutif

Présenté par Nicolas Bonnet-Oulaldj, Raphaelle Primet et les élu-e-s du groupe Communiste - Front de Gauche

Considérant la volonté de la Ville de Paris de moderniser ses équipements jeunesses en réformant notamment les centres d’animation afin d’en augmenter et d’en démocratiser la fréquentation par les jeunes ;

Considérant que cette réforme va notamment se traduire par la suppression des cours de musique individuels et semi-individuels puis l’orientation des usagers vers des cours collectifs de plus de cinq personnes ;

Considérant que les cours de plus de 5 personnes ne pourront pas être mis en œuvre dans tous les centres d’animation du fait de contraintes d’espaces et de manque de salles adaptées ;

Considérant la difficulté à proposer des apprentissages collectifs pour la pratique de certains instruments ;

Considérant que l’apprentissage en individuel est complémentaire de l’apprentissage en collectif ;

Considérant que les conservatoires, déjà très sollicités, ne seront pas en mesure d’accueillir la totalité des usagers des cours de musique individuel en centre d’animation qui souhaiteront poursuivre un apprentissage individuel ;

Considérant que l’offre en enseignements musicaux délivrée en centre d’animation est différente de celle délivrée en conservatoire et ne s’adresse pas forcément aux mêmes publics ;

Considérant que les usagers qui souhaiteront poursuivre un apprentissage individuel risquent de se reporter vers des cours privés dont le coût est supérieur à celui proposé dans les centres d’animation, par conséquent les usagers aux plus faibles revenus risquent de renoncer à cette activité pour des motifs financiers ;

Considérant que l’enseignement musical dans les centres d’animation, tout format d’apprentissage confondu, concerne une soixantaine de poste en équivalent temps plein intervenant sous les statuts de salariés, auto-entrepreneurs ou salariés d’associations prestataires ;

Considérant que la suppression des cours individuels va nécessairement entrainer une réduction du besoin de professeurs de musique ;

Considérant que certains de ces professeurs risquent d’être licenciés ou de perdre une source conséquente de revenus ;

Considérant qu’une large concertation s’est déroulée sur plusieurs mois autour de la réforme des équipements jeunesse mais qu’à ce stade, les professeurs de musique et les usagers de ces cours n’ont pas été associés à ces discussions ;

Sur proposition de Nicolas Bonnet Oulaldj, de Raphaelle Primet et des élu-e-s du groupe communiste Front de gauche, le Conseil de paris émet le vœu :

-  que la Ville de Paris amplifie ses efforts pour créer de nouveaux conservatoires et centres d’animation afin de pouvoir répondre aux besoins des parisiennes et des parisiens ;

-  qu’une réunion publique, organisée par la Ville de Paris, associant usagers et professeurs de musique puissent avoir lieu dans les meilleurs délais ;

-  qu’une offre d’apprentissage musical en cours individuel dans les centres d’animation puisse être maintenue ;

-  qu’en fonction des besoins, la participation de la Ville au financement des centres d’animation puisse être revue à la hausse pour permettre le développement d’activités en direction de la jeunesse.

Publié le

15 février 2016

Auteur-e-s