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Vœu Relatif au soutien des salariés de TNS SOFRES

Vœu présenté par Alexis Corbière, Emmanuelle Becker, les élus du groupe Communiste et élus du Parti de Gauche

Depuis le 25 mai, la trentaine de salariés du plateau courrier et téléphone du 63-65 boulevard Masséna (13e), entreprise réalisant des enquêtes pour la Poste et propriété du groupe TNS SOFRES, sont en lutte pour la sauvegarde de leurs emplois ou à défaut pour l’ouverture d’une négociation pour un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE).
Après une grève et une occupation du siège de la TNS SOFRES, les personnels soutenus par les syndicats CGT-FO, CGT et CGC ont obtenu le jeudi 27 mai une première rencontre avec le PDG de la SOFRES. Aucun accord n’a cependant été trouvé à cette occasion.
Les raisons de ce conflit social sont les suivantes. Après la fusion acquisition fin 2009 des groupes TNS SOFRES et RESEARCH INTERNATIONAL - WPP, la direction semble avoir décidé de cesser l’activité de l’unité de production du 65-68 boulevard Masséna. Début 2010, elle annonçait la perte de contrats avec la Poste et la décision de faire effectuer les études sur le courrier international en Angleterre. A la mi-mai, les salariés vacataires temporaires ont appris le non renouvellement de leurs contrats prenant fin le 28 mai.
Sur les trente salariés concernés, seul cinq ont des contrats stables (deux CDI et trois contrats aidés), les autres salariés multiplient les CDD de très courte durée (maximum deux semaines) certains depuis plus de dix ans. Cette situation est possible en conséquence d’une Convention collective du secteur très particulière, qui indique : « les vacations sont imprévisibles, discontinues, donc précaires et aléatoires » (art. 43 du contrat des enquêteurs vacataires).
Si elle est légale, cette pratique n’en est pas moins condamnable, et les élus parisiens ne peuvent tolérer le développement de la précarité et son utilisation systématique et répétée par les entreprises de sondages et en particulier la TNS SOFRES.
Parce que les élus parisiens défendent avec détermination le maintien de l’emploi à Paris, ils expriment leur soutien aux salariés engagés dans ce conflit. Ces derniers défendent légitimement leurs emplois et des conditions de travail dignes.
Pour ces motifs, sur proposition du groupe Communiste et des élus du Parti de Gauche, le Conseil de Paris émet le vœu :
- que le Maire de Paris s’adresse à la Direction du groupe TNS SOFRES pour que des négociations réelles s’engagent, dans les plus brefs délais, avec les représentants des salariés, et qu’un accord soit trouvé.

Publié le

10 juin 2010