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Voeu de soutien à la mobilisation des directrices et adjointes des établissements de petite enfance municipales

Voeu présenté par Danielle Simonnet et Emmanuelle Becker
Le groupe Communiste et élu-e-s du Parti de Gauche
En soutien à la mobilisation des directrices et adjointes des établissements de petite enfance municipales

Les responsables et les adjoint-e-s des crèches, jardins d’enfants et haltes-garderies se sont mis en grève le mardi 1er février pour interpeller la Ville de Paris au sujet de la dégradation sensible de leurs conditions de travail, et le mal-être dont elles sont victimes dans l’exercice de leur métier, provoquant la fermeture de près de la moitié des 430 crèches municipales parisiennes.

Considérant que ces personnels dénoncent une reconnaissance insuffisante de leurs compétences professionnelles et de leurs fonctions au niveau des salaires ;

Considérant la multiplication des tâches administratives liées à la gestion dans chaque structure (tarifications, prélèvements et encaissements, mais aussi pointage manuel des familles et des personnels) ;

Considérant qu’elles doivent souvent elles-mêmes gérer ces tâches en raison du manque d’effectifs et des moyens insuffisants pour financer des postes dédiés au travail administratif ;

Considérant que ce travail supplémentaire les éloigne de leur coeur de métier de puéricultrices, pour lequel elles ont été nommées, à savoir le suivi du projet pédagogique de l’établissement, l’accompagnement de l’équipe de professionnel-le-s, le soutien à la parentalité, la veille sur les conditions d’accueil, la mise en place de conditions d’accueil garantissant la sécurité physique et affective des enfants ;

Considérant par ailleurs que la gestion de ces tâches administratives a un impact négatif sur la relation avec les familles, car elle induit une intrusion dans les situations matérielles et personnelles des familles, alors qu’elles cherchent à établir une relation de co-éducation ;

Considérant que le manque d’effectifs de personnels dans les structures peut potentiellement mener à des situations de maltraitance institutionnelle ;

Sur proposition de Danielle Simonnet et Emmanuelle Becker, du groupe Communiste et élue-s du Parti de Gauche, le Conseil de Paris émet le voeu :

  • que la gestion des tarifications, prélèvements et encaissements soit étudiée pour être prise en charge de manière centrale dans chaque arrondissement comme c’est le cas pour les services périscolaires ;
  • que des moyens suffisants puissent être accordés aux structures de petite enfance afin de créer des postes dédiés au suivi des tâches administratives ;
  • que soit mis en place un volant de remplacement efficient pour pallier aux absences prévisibles et un poste budgétaire par établissement dédié aux remplacements non prévisibles ;
  • que les compétences et fonctions des directrices et adjointes puissent être mieux valorisées par la mise en place d’une prime d’encadrement, l’accès à la catégorie A pour l’ensemble des EJE, l’introduction d’une nouvelle bonification indiciaire et la revalorisation de l’indemnité de remplacement ;
  • que des mesures de fidélisation de l’ensemble des personnels de la petite enfance soient prises, et notamment par l’application du ratio promus/promouvables de 100% et l’attribution d’une prime annuelle forfaitaire équivalente à un mois de salaire

Publié le

8 février 2011

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