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Vœu déposé par Alain Lhostis Relatif à l’ouverture temporaire d’un lieu social et culturel dans les locaux vacants de la caserne de « Château Landon »

Depuis octobre 2002, la caserne des pompiers de Paris « Château Landon » est vide de ses occupants pour en permettre la rénovation totale. La période de travaux devait durer 4 ans pendant lesquels les pompiers ont été installés au bord du bassin Louis Blanc, en occupant la moitié des bâtiments de l’ancien Point P CIMA, l’autre partie du bâtiment accueillant la Maison des associations et sur sa plus grande surface le Point Ephémère, lieu de vie culturelle.

Aujourd’hui, 7 ans après, rien n’a été entrepris à la caserne. Le décès de l’architecte lauréat de l’appel d’offre public a été mis en avant par la Préfecture de police pour expliquer le non démarrage des travaux par les complications juridiques que cela a entraîné.

Interrogé par courrier à plusieurs reprises, le Préfet de police de Paris, par un courrier du 2 décembre dernier, a finalement communiqué les éléments suivants :

« Dans la mesure où la reprise des études de maîtrise d’oeuvre soulève des difficultés juridiques complexes, la solution adaptée au cas d’espèce passe par la consultation de la Commission Centrale des Marchés et par un accord de l’ordre des Architectes quant au montage envisagé. Ces démarches sont en cours et si elles aboutissent, un avenant au marché initial de maîtrise d’œuvre devra être présenté au Conseil de Paris au cours du 1er trimestre 2010. La passation de cet avenant permettrait alors la reprise des études à la mi-mai 2010. Celles-ci se dérouleraient jusqu’au début de l’année 2012 en incluant la phase de passation des marchés de travaux. Sur ces bases, le début du chantier interviendrait au second trimestre pour une durée d’environ 24 mois ».

Ainsi des raisons juridiques, techniques et éventuellement un problème de financement, induisent qu’un démarrage éventuel des travaux ne se fera pas avant 2012.

Considérant que le 10ème arrondissement manque d’espaces de toutes sortes pour les projets de la municipalité en matière sociale, culturelle, de loisirs ;

Considérant que ce vaste bâtiment en bon état global est laissé vacant, alors que l’ex Point P CIMA est temporairement occupé par la BSPP et le Point Ephémère pour lequel une extension est vivement attendue ;

Sur proposition d’Alain Lhostis, des élus du groupe Communiste et élus du Parti de Gauche, le Conseil de Paris émet le vœu que :

• L’accueil de jour pour les exilés séjournant dans notre arrondissement, réclamé par l’ensemble des forces de gauche et les associations, s’implante provisoirement dans ce lieu avec la bagagerie, ainsi que, pendant l’hiver, la distribution des repas ;

• Conjointement, puissent y être accueillies ponctuellement des festivités locales avec les conseils de quartier, notamment celui de Louis Blanc-Aqueduc ou, par exemple, s’ouvrir à une extension des initiatives autour du « Printemps des rues » ;

Des conventions entre des associations et la Préfecture de police permettent l’occupation temporaire de ce lieu pour ces activités à caractère social ou (et) humanitaire ou (et) culturel.

Publié le

10 février 2010