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Voeu relatif à la dénomination en hommage à Simone Iff

Sur proposition de Nicolas Bonnet-Oulaldj et des élu-es du groupe Communiste-Front de Gauche

Simone Iff fut en première ligne des combats pour l’émancipation des femmes et leur droit à disposer de leur corps.

En 1971, elle participe activement à l’élaboration du « Manifeste des 343 » qui fera la une du Nouvel Observateur le 5 avril 1971. Dans ce manifeste, ces femmes déclaraient publiquement avoir avorté et donc avoir enfreint la loi de 1920. Elles réclamaient alors le libre accès aux moyens de contraception et l’avortement libre.

A partir de 1973 jusqu’en 1980, Simone Iff fut la présidente du Mouvement français du planning familial. Elle y développa l’information sur la contraception et la sexualité au sein des centres du planning.

C’est sous sa présidence que le planning participe à la création du MLAC (le Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception) qui œuvrera activement pour la légalisation de l’IVG jusqu’au vote de la loi Veil en 1975. En effet, Le MLAC regroupait environ 300 comités en France. Ces comités tenaient des permanences pour organiser illégalement les avortements sur place ou les départs à l’étranger

En 1981, Simone Iff devient conseillère technique au sein du cabinet d’Yvette Roudy, ministre aux Droits des femmes, qu’elle fréquente depuis longtemps. Elle y obtient le remboursement de l’avortement, voté en 1982, et se bat pour que des places suffisantes soient réservées pour les interruptions volontaires de grossesse en hôpital. À partir de 1986, elle participe à l’animation du Collectif féministe contre le viol. Elle fait partie de ces féministes grâce à qui, les Françaises d’aujourd’hui peuvent vivre ce qui n’était qu’un slogan à l’époque : « Un enfant si je veux quand je veux. »

Considérant le devoir de mémoire des actrices qui ont contribué à faire évoluer les droits des femmes et par là même à faire évoluer toute la société
Considérant la délibération Femmes victimes de violences : hébergement et accès au logement voté à l’unanimité par le Conseil de Paris en février 2015

Sur proposition de Nicolas Bonnet-Oulaldj et des élu-es du groupe communiste-Front de Gauche, le conseil de Paris émet le vœu qu’une structure d’hébergement dédiée à l’accueil des femmes victimes de violence soit nommée Simone Iff.

Publié le

9 mars 2015

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