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Vœu relatif à la solidarité avec le peuple Grec

La dette de la Grèce s’alourdit chaque jour du fait de la spéculation financière et des taux d’intérêt exorbitants exigés par les banques. Le pays est au bord de la faillite.

Si le Traité de Lisbonne n’interdisait pas aux Etats d’emprunter directement auprès de la Banque Centrale Européenne, comme le font les banques à un taux de seulement 1,5%, le risque de faillite serait conjuré. Au lieu de cela le FMI, l’Union européenne ainsi que l’ensemble des dirigeants européens réclament au gouvernement grec de faire payer la crise à son peuple alors que la finance continuerait de s’enrichir sur ses spéculations.

En effet, les pays de la zone Euro et le FMI viennent de se mettre d’accord sur un plan d’aide à la Grèce de quelques 110 milliards d’euros sur trois ans, en échange d’un plan d’austérité sans précédent.

Les taux d’intérêt exigés par les pays européens rapporteront 160 millions d’euros à la France, 240 millions à l’Allemagne et près de 700 millions à l’ensemble des pays prêteurs alors que le peuple grec va subir une « thérapie de choc » qui implique une baisse des retraites et des salaires des fonctionnaires, et une hausse importante des impôts indirects.

Pour sa part, la France s’apprête à approuver un prêt de 16,8 milliards d’euros à un taux fixe de 5%, la ministre de l’Economie Christine Lagarde estimant que « le taux d’intérêt rémunère le risque » et que le gouvernement sera « extrêmement vigilant » sur l’application des mesures d’austérité prises par le gouvernement grec. (…)

Considérant que le soulèvement populaire des citoyens grecs est non seulement légitime mais nécessaire pour refuser le diktat des banques ;

Considérant que l’argent prêté aux Grecs devrait l’être sans profit pour les banques au taux de 1,5% dont elles bénéficient auprès de la BCE ;

Sur proposition de Danielle Simonnet, Ian Brossat, le Conseil de Paris exprime sa solidarité avec le peuple grec et demande à la Maison de l’Europe que soient organisées dans les plus brefs délais des rencontres débats sur la crise que traverse la Grèce, garantissant la pluralité des analyses sur la question dans une confrontation d’idées, républicaine et démocratique.

Le vœu est rejeté.

Publié le

12 mai 2010