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Voeu relatif à un hommage à Théo Angelopoulos

Vœu présenté par Ian Brossat, le groupe Communiste et élu-e-s du Parti de Gauche, relatif à la dénomination d’un lieu parisien en hommage à Theodoros Angelopoulos

Né le 27 avril 1935 à Athènes, le plus connu des cinéastes grecs, Theo Angelopoulos est mort ce 24 janvier 2012, sur le tournage de son ultime long métrage. Palme d’Or en 1998 pour L’Eternité et un jour, plusieurs fois récompensé à Cannes et à Venise pour des films comme Alexandre le Grand (1980), Voyage à Cythère (1984), Paysage dans le brouillard (1988) ou Le Regard d’Ulysse (1995), il laisse une œuvre intense, marquée par une mise en scène de la lenteur, entre intimité et engagement, langueur personnelle et mélancolie sociale.

C’est à Paris que cet amoureux de la langue et de la culture française entra en cinéma, au début des années 60. Etudiant à la Sorbonne, il passa brièvement par l’IDHEC avant de fréquenter le cinéma et l’enseignement de Jean Rouch, au Musée de l’Homme. Il tourna à Paris opn premier film, jamais monté, avant de rentrer en Grèce où il entreprit des long-métrages engagés. Son dernier opus, inachevé, évoquant la crise grecque et européenne, témoigne de la constance de ses préoccupations sociales et politiques.

Renversé par un motard, les conditions de prise en charge de Theo Angelopoulos sont aujourd’hui au cœur d’une polémique. La désorganisation du service public de santé grec, suite à la mise en œuvre d’une politique d’austérité sans précédent dans ce pays, apparaît comme un facteur déterminant du décès de l’immense réalisateur.

C’est pourquoi, sur proposition de Ian Brossat et du groupe Communiste et élus du Parti de Gauche, le Conseil de Paris émet le vœu qu’un lieu, une place, une rue ou un bâtiment culturel de Paris soit dédiée à la mémoire de Theodoros Angelopoulos.

Publié le

13 février 2012

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