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Vœu relatif au soutien aux salariés de Surcouf

Depuis le 31 mars dernier, les salariés des cinq magasins de l’enseigne Surcouf (Daumesnil, Haussmann, Belle épine, Strasbourg et Bordeaux) protestent contre le licenciement des 179 d’entre eux qui ont refusé la modification de leur contrat de travail.

Désormais, à compter du 22 avril, ils sont plusieurs à manifester dans le 12e arrondissement devant les portes du magasin Surcouf-Daumesnil et dorment sur place dans des tentes.

Après avoir racheté l’enseigne pour un euro symbolique en 2009 à M. François Pinault (PPR), M. Hugues Mulliez (groupe Mulliez), également propriétaire des magasins informatique "youg’s", a décidé d’aligner les salaires des deux enseignes qui fusionnent, et modifie ainsi la structure des rémunérations de la force de vente des magasins Surcouf.

Pour les 310 salariés concernés, la part variable, qui représente la plus grosse partie de leur salaire, ne sera plus calculée sur le chiffre d’affaire, mais sur la satisfaction client. Concrètement, ceci entraînera une baisse de rémunération chiffrée entre 30 et 50 %.

179 salariés ont refusé de voir leur contrat de travail modifié de cette façon, en conséquence de quoi la direction a décidé de les licencier et a lancé une procédure dite de « Plan de sauvegarde pour l’emploi » (PSE). Présenté en Comité Central d’Entreprise (CCE) le 19 mars puis le 16 avril, ce PSE a été refusé par les organisations syndicales qui l’ont jugé plus qu’insuffisant. Depuis, elles craignent un passage en force de la part de la direction du Groupe Mulliez.

L’intersyndicale CGT, FO, CFTC, CFDT dénonce un PSE au rabais. Selon elle, il ne contient pas de budget formation, peu de propositions de reclassement en interne, et ne propose qu’une seule alternative : le pôle emploi. A présent, les négociations sont au point mort, l’arrivée d’un médiateur le troisième jour de grève n’a rien changé, la direction propose une négociation mais refuse de faire d’autres propositions. (…)

C’est pourquoi, les élus expriment leur soutien aux salariés de Surcouf actuellement en grève. Ces derniers défendent légitimement leurs emplois, leurs conditions de travail et de rémunération.

Les élus condamnent le développement de la précarité et le chantage exercé sur les salaires organisé par la direction du Groupe Mulliez.

Pour ces motifs, sur proposition d’Alexis Corbière, le Conseil de Paris émet le vœu que le Maire de Paris s’adresse à la direction du Groupe Mulliez pour que les négociations réelles, acceptées par les organisations syndicales, reprennent dans les plus brefs délais, sur des bases qui ne lèsent pas les salariés.

Le vœu est adopté.

Publié le

13 mai 2010