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Zéro fermeture de bureau de poste

Nous sommes usagers, syndicalistes, élus locaux, réunis à la fête de l’humanité, ce jour du 10 septembre 2016, nous lançons un appel à toutes nos concitoyennes et concitoyens pour défendre et développer le service public de la Poste.

L’objectif principal du contrat de présence postale territoriale pour les 3 ans à venir, en cours de discussion entre la poste, le gouvernement et l’Association des Maires de France, au nom de « l’adaptation du réseau aux contraintes économiques », est la fermeture de très nombreux bureaux de poste, en continuant les fermetures dans le monde rural et en les accélérant dans les villes.
Il s’agit de passer d’un réseau où les bureaux de poste étaient largement majoritaires encore en 2014 (54 % aujourd’hui) à un réseau largement dominés par les « partenariats » où les bureaux de poste seront en forte régression. Évidement La poste annonce que le nombre de points de contact (17 000) restera inchangé puisque les bureaux de poste seront transformés en agences postales communales ou en relais commerçants. Pour imposer cette régression, La Poste veut lever l’obstacle de l’opposition des élus, de l’action des usagers et des syndicalistes dans les territoires. Il est donc créé 3 sortes de points de contacts différents : ceux qui relèvent du fonds de péréquation gérés par les CDPPT où il y a encore besoin de l’accord du maire et du conseil municipal, ceux qui ne relèvent pas du fonds de péréquation dans les communes où il y a un seul bureau postal, il y aura toujours un diagnostic partagé et un accord préalable du maire mais pas de la CDPPT ni du conseil municipal, et tous les autres où il n’y aura plus de diagnostic partagé ni d’accord préalable du maire et du conseil municipal pour fermer le bureau de poste.

Or, aucun bureau de poste ne doit évoluer sans l’accord préalable du conseil municipal et des CDPPT.

Cette politique s’accompagnera de la création de maisons de services au public, et des facteurs guichetiers. L’objectif rejoint celui des missions nouvelles confiées aux facteurs pour compenser la régression des services publics sociaux et de santé, missions financées par les habitants concernés.

La poste deviendrait la béquille de cette régression généralisée du service public.
Il est possible de mener un combat offensif pour faire des véritables maisons de services publics , en posant des conditions de créations d’emplois en nombre suffisant, de formation des salariés concernés, de gestion démocratique et participative.

La poste doit orienter sa politique vers ce qui est sa mission : le service public, et non pas empocher le CICE (300 millions par an) pour supprimer des emplois et privilégier la rentabilité financière.

Nous appelons nos concitoyens à :
1. Refuser l’orientation adoptée pour ce nouveau contrat de présence postale pour 2017-2019.
2. Se battre partout, pied à pied, pour empêcher toute fermeture d’un bureau de poste, « Objectif : zéro fermeture de bureau de poste ! »
3. Demander que les CDPPT soient élargies aux associations d’usagers et organisations syndicales représentatives du personnel et qu’elles soient consultées sur l’ensemble des évolutions en cours au sein du réseau postal local ou sur les réorganisations de services qui impactent les conditions de travail et le service rendu aux usagers.
4. Demander la hausse des ressources du fonds de péréquation qui permettent de financer les rénovations et accompagnements du public dans les bureaux de postes et que ce périmètre soit élargi au-delà des quartiers en politique de la ville.
5. Agir pour mettre en place de vraies maisons de services publics, ce qui implique des objectifs en termes de créations d’emplois, de formation, de gestion démocratique …
6. Créer partout des collectifs locaux et départementaux avec le triptyque gagnant usagers-syndicalistes- élus et partis politiques. Une coordination nationale impulsera ce mouvement en lien avec la « convergence des services publics »

Les premiers signataires :
Paulette AGNEL, conseillère municipale de Velleron
François AUGUSTE, collectif départemental 38
Marie-Christine BASTIEN, collectif départemental 54
Sylvie BAYLE, secrétaire générale CGT postaux de Paris
Gérard BEAUSSAINT, postier retraité PCF 13
Claude BELLEC, Délégué au logement social de Brest
Nicolas BONNET OULADJ, président du groupe PCF-FDG au Conseil de Paris
Ian BROSSAT, Adjoint à la Maire de Paris
Jean Claude CHAILLEY, Secrétaire général de résistance sociale
Jean-Paul DESSAUX, fédération Sud PTT
Hélène DIAZ, postière retraitée PCF 13
Ismaël DUPONT, élu à Morlaix et communauté
Denis ESTEVE, ancien secrétaire de la CGT poste des Bouches-du-Rhône
Francis FOURNIER, responsable des postiers communistes des Bouches-du-Rhône
Nicolas GALEPIDES, syndicaliste, fédération Sud PTT
Jean-Philippe GILLET, militant CGT, secrétaire de la section PCF poste paris
Eric GUELLEC, Vice-Président de Brest Métropole
Jacqueline HERE, Présidente du groupe des élu-e-s communistes, Maire Adjoint de Brest
François JACQUART, conseiller régional auvergne Rhône alpes
Michel JALLAMION, Conseiller régional Ile-de-France, président convergence des services publics
Michel LANNEZ, postier syndicaliste CGT
Gilles LE PROUST Maire d’Allones, membre du bureau de l’AMF
Didier LE RESTE, Conseil de Paris du 10e
Daniel LINOSSIER, comité vigilance : mettre la poste sous protection citoyenne
Joël MARSEILLE, adjoint au maire de TENCIN 38
Isabelle MATHURIN, membre du conseil national du PCF
Eliette MAUTREFF, postière retraité 13
Isabelle MAZELIN, Adjointe à la culture du Releck Kerhuon
Jean Claude MERY, cadre retraité de la Poste, ancien responsable départemental UFCCGT 13
Marc MINNI, Syndicaliste Portuaire Saint-Malo
Martial PASSY, Maire de Givors vice-président métropole de Lyon
Georges PISSON, postier retraité 13
Claude PONDEMER, militant PCF
Jacquy RIVOALAN, militant PCF Rennes
Alain VINATIER, postier retraité 13 PCF

Publié le

6 octobre 2016