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La création d’un centre d’hébergement au lycée Jean Quarré est l’accomplissement de mois de luttes en soutien aux migrants

Fanny Gaillanne a rappelé l’ampleur de la mobilisation d’habitants, d’acteurs associatifs et syndicaux, d’élus pour que ces migrants qui fuient la guerre, la misère, la famine soient accueillis dignement dans notre ville. Cette délibération, qui prévoit la création d’un centre d’hébergement temporaire est une victoire qui devra nécessairement en appeler d’autre. Retrouvez l’intervention de Fanny Gaillanne

Madame la Maire, chers collègues,

Pendant des mois, le lycée Jean Quarré a été occupé par des centaines de migrants ne trouvant autre refuge. Immédiatement, les habitants de la Place-des-fêtes – comme beaucoup de parisiens confrontés à la même situation – ont fait preuve de solidarité et d’initiatives citoyennes pour accompagner et tenter de solutionner - avec le concours d’élus de cette majorité - cette situation qui devenait insupportable, dangereuse pour ses occupants.
Voilà donc cette délibération qui peut sembler anodine : la fixation d’une redevance de 100 euros pour Emmaüs Solidarité.
Elle est pourtant loin de l’être car elle est l’accomplissement de mois de luttes d’habitants, d’acteurs associatifs et syndicaux, d’élus pour que ces migrants qui fuient la guerre, la misère, la famine soient accueillis dignement dans notre ville, notre pays.

La transformation de ce lieu en centre d’hébergement temporaire, le temps que les travaux de la médiathèque commencent est une réponse solidaire et responsable envers ces populations. De plus, l’association gestionnaire en lien avec les élus du 19e arrondissement a la volonté d’associer les habitants du quartier qui ont été mobilisés pendant des mois, à la gestion de ce futur centre d’hébergement. C’est un acte fort conciliant le professionnalisme de l’association qui aura en charge le centre et l’engagement, la solidarité qui s’est créé durant ces longs mois d’occupation entre les migrants et les habitants de la Place-des-Fêtes.

Comme nous le montre malheureusement l’actualité, les guerres ne sont pas prêtent de s’arrêter, et par conséquent, les migrations non plus. Nous allons devoir continuer à faire face à des crises humanitaires comme celle que nous avons rencontrée. Le plan adopté par le Conseil de Paris en octobre dernier est là pour anticiper et améliorer l’accueil des migrants dans notre ville, quid du budget qui lui sera accordé … Sachant que de plus en plus de responsables politiques imaginent profiter du choc des attentats pour mettre un coup d’arrêt à cet accueil, pourtant incontournable

Nous devons continuer nos efforts pour garantir un accueil décent à tous les migrants et plus largement, à toutes personnes sans domicile fixe et mal logés.

Publié le

16 décembre 2015

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